En 2 020 toutes les communes seront dans l’obligation de compter 20 % de logements sociaux sur leur territoire. Pour Maurice Chevigny, maire de la Frette, la loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU) est « inapplicable dans certains cas » comme ici à la Frette.

À l’occasion des vœux, l’édile a regretté que cette loi SRU s’applique à toutes les communes sans prendre en compte leur environnement. « Je me suis exprimé à plusieurs reprises sur cette loi technocratique qui veut faire passer toutes les communes sous la même toise, sans tenir compte des réalités du terrain ». « Dans certains cas, la loi est inapplicable » La petite ville de la Frette, coincée sur les flancs des Buttes du Parisis entre la Seine et Cormeilles n’offre pas les mêmes capacités d’hébergement sociale que ces voisines. « L’objectif du législateur était très louable, mais il faudrait quand même admettre que, dans certains cas, cette loi est inapplicable se défend Maurice Chevigny. À la Frette, il y a un historique, il y a un territoire de 202 ha totalement urbanisé sauf sur la rive gauche ». Inapplicable également selon l’édile, à cause de l’absence de foncier et de ressources financières. Toutefois contraint par la loi, Maurice Chevigny a fait le point sur les possibilités de logements sociaux qui se présentent dans sa commune.
« Deux opérations devraient pouvoir se concrétiser à assez court terme. Il s’agit de l’ermitage Saint-Nicolas, avenue des Lilas et du programme des Hautes Ruelles ». Soit au total quinze logements supplémentaires.
Avec cet effort, l’édile compte bien être entendu par Christian Leyrit, préfet du Val-d’Oise afin que celui revienne sur la pénalité de cent mille euros qui « frappe » la petite commune. Dans le cas contraire, la Frette devra-t-elle s’inspirer de nos voisins hollandais et construire en dessous du niveau de la Seine…

Caroline MONTSARRAT