Faire un sondage pour mieux cerner les attentes des citoyens de la commune. Voilà quel était l’objectif du maire de Saint-Brice, Alain Lorand : « Le but était d’avoir l’avis des citoyens. Nous avions rédigé des questions générales que nous avons présentées aux membres de l’opposition pour qu’il n’y ait pas d’ambiguïté politique. » Car à un an des élections municipales, cette étude n’est pas anodine, le maire UMP reconnaissait d’ailleurs que : « les résultats vont servir de socle pour la future campagne municipale. » 1 050 habitants interrogés Le sondage a été réalisé par l’Ifop, du 15 au 17 janvier, auprès de 1 050 habitants. Selon Alain Lorand, « les citoyens ont été sensibles au fait qu’on leur demande leur avis. » Il apprécie d’autant plus que les résultats sont plutôt favorables pour lui. Alors que 54 % des interrogés ont trouvé des changements dans la ville en terme d’embellissement et d’aménagement depuis 2001 (année de la prise de fonction du maire), ils sont 44 % a estimé que la réalisation la plus importante est le redressement des finances de la ville. Le maire se félicitait d’ailleurs d’avoir réussi à faire baisser le taux d’endettement de la ville de 16 351 000 euros en 2001 à 5 777 000 euros en 2005 parlant ainsi « d’une amélioration remarquable. » Et maintenant que les finances sont en ordre, la municipalité s’est donnée comme objectif de faire un effort sur la pression fiscale, supérieure à la moyenne des autres villes de même importance. « Pour cela il faut d’abord renflouer les caisses », précise le maire Alain Lorand. Sécurité, fiscalité et stationnement La fiscalité de la ville est d’ailleurs un des trois points qui ressortent des résultats. L’insécurité, notamment aux abords de la gare, en est le deuxième. Onze caméras de surveillance devraient d’ailleurs êtres installées sur différents points à risque de la ville, une volonté de 25,5 % des personnes interrogées. Et sept policiers municipaux devraient être recrutés, comme le souhaitent 39 % des sondés. Enfin, le troisième point de mécontentement est le système des transports. Ceux-ci ne sont pas assez développés vers les villes périphériques. Conséquence, un gros problème de stationnement à la gare, les habitants des communes voisines étant obligés de venir en voiture. Les Saint-Briciens se disent d’ailleurs très favorables à 49 % pour le développement des rotations et la multiplication des stationnements près de la gare avec des tarifs particuliers pour les résidents de la commune. Le maire n’est pas surpris des résultats : « Nous nous attendions aux différentes réponses, notamment sur le problème de stationnement à la gare. » Il ne faut pas comprendre par là que ce sondage était inutile, bien au contraire. Alain Lorand expliquait d’ailleurs : « Si j’avais connu cet outil plus tôt, je l’aurais déjà fait. » Un outil qui aura tout de même coûté 34 000 euros à la municipalité. Thomas HOFFMANN