Une bâtisse d’inspiration asiatique dans un mode de verdure. Un édifice de pierres accroché sur le bord d’un étang dans le parc de Cassan, aucune erreur n’est possible, c’est bien le pavillon chinois de L’Isle-Adam.

Créé dans un vaste domaine – aujourd’hui disparu – entre 1781 et 1785 – par le financier et grand amateur d’art Pierre Bergeret, le bâtiment attend aujourd’hui sa restauration. « Cela fait plus de 25 ans que le pavillon a fait l’objet de travaux de rénovation. Fragile, authentique, il est aujourd’hui urgent de le sauvegarder », explique Philippe Leballeur, maire adjoint en charge de l’urbanisme et de l’équipement. Inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques, le pavillon chinois fait par conséquent l’objet de toutes les attentions. « Le temps a fait des dégâts, et des vandales ont également dégradé sérieusement le pavillon. Nous avons ainsi demandé que ces travaux fassent partis du Contrat régional. Après  cette bâtisse, l’église, l’hôtel de ville et le pavillon Lartigues, seront, eux aussi, restaurés », précise l’élu adamois.

Un des derniers pavillons en France

Dans un état de conservation plutôt exceptionnel, le pavillon chinois de L’Isle-Adam est une des dernières marques d’un style original du 18e siècle. La dernière campagne de travaux a comporté la réfection complète de la couverture et de la charpente, une consolidation du soubassement en pierre, ainsi que la restauration ou la restitution de certains éléments décoratifs qui avaient disparus. « Nous allons reprendre ce qui a été fait. La couverture a besoin d’être refaite. Il en est de même pour les menuiseries, la ferronnerie ou les pierres du pavillon », détaille Philippe Leballeur.

Dans l’esprit du site, la ville compte installer des barrières de protection contre les éventuels délinquants. Un système d’éclairage dissuasif viendra compléter l’équipement extérieur. Des projecteurs discrets et fondus dans la végétation où trône le pavillon chinois, si bien connu des jeunes mariés qui viennent se faire prendre en photo dans ce lieu romantique de L’Isle-Adam.

« Nous sommes en ce moment  même en train de chercher les artisans qui vont restaurer le pavillon. C’est un choix compliqué, puisqu’il faut de grands spécialistes. Mais nous sommes confiants et serons attentifs à ce qui va être fait », termine l’adjoint.
 
Le montant des travaux devrait approcher les 700 000 euros. L’État, la région et le département devraient, à eux trois, subventionner 80% de la restauration.


Nicolas BRIARD
L’ECHO-REGIONAL