Alors que le préfet du Val-d’Oise doit se prononcer dans quelques jours sur le projet de remblaiement du lac, une association souhaite sauver le site.

 Quelle solution pour le « lac des Ciments français ? » Longtemps, la municipalité de Beaumont-sur-Oise s’est posée cette question.  Reste quel le lac est dangereux.
Peut-on imaginer le développement d’une zone nautique avec des clubs de plongée et des loueurs de pédalos ? Trop dangereux, selon les maires des trois communes(Beaumont, Mours et Nointel), responsables de lasécurité de leurs administrés. Quelle réponse alors , ;aux tourments que cause ce lac ? " Le remblaiement" juge Fabrice Millereau, le maire de Beaumont-sur-Oise. De ce projet est née une entreprise, Valoise. Sa mission sera donc de reboucher le lac des Ciments-Français, avec un volume de 4,7 millions de mètres cubes. Un projet titanesque et des travaux prévus sur 20 ans, et sur lequel le préfet du Val-d’Oise, Christian Leyrit, doit se prononcer d’ici la mi-juin.

La Valoise attend donc cette décision pour commencer les travaux, mais depuis quelques semaines, une association s’est montée pour relancer une réflexion sur le sort du « lac des Ciments français ». « Avec bon nombre de Beaumontois, nous avons été scandalisés par ce projet de remblaiement. Sur ce site, c’est un écosystème tout entier qui va disparaitre. Il y a là des espèces végétales endémiques, et une eau douce reliée à la nappe phréatique que les matériaux de remblais risquent de polluer. Ce n’est vraiment pas raisonnable de vouloir détruire ce milieu. Il fait partie du patrimoine  de la ville », s’inquiète Bernard Baudouin, président du Calc, le Comité pour l’aménagement du Lac des Ciments. Et d’ajouter « Il faut relancer le débat. Le projet va entraîner une pollution et des nuisances pour les riverains, et pour les élèves des écoles à proximité. Pourquoi ne pas étudier d’autres projets. Un centre de plongée, une base de loisirs… Il faut mettre en valeur ce site, et le protéger de ce projet ».

L’avis du Commissaire enquêteur, publié en janvier dernier, est pourtant favorable au projet, avec toutefois quelques réserves non négligeables. Le Clac ne désarme pas et annonce son intention d’organiser une réunion publique prochainement.

Nicolas BRIARD