En tête au premier tour dans la circonscription PS de Gonesse-Goussainville, le conseiller général maire de Sannois préfère se réserver pour le second tour et appelle à une nouvelle mobilisation.

 Il est arrivé avec son épouse à 21 h 50 à sa permanence, installée dans la ZA du Thillay en bordure de la RN 17. Le conseiller général maire de Sannois est candidat UMP dans la 9e circonscription du député maire de Gonesse. Son état major est déjà très actif devant un retro-projecteur où les chiffres des communes de la circonscription sont rentrés au fil de la soirée. A 22 h, il est crédité de 40 % contre 23 % pour le député sortant. Il ne s’extasie pas. Il attend avec une certaine tension et anxiété, les chiffres des communes de Goussainville et surtout Gonesse, bastion du député. Les communes de Saint-Witz (67 %), Luzarches (51 %), Epinay-Champlâtreux (72 %), ont voté massivement pour lui. Des applaudissements retentissent lorsque sont annoncés les chiffres de la ville communiste de Fosses où il réalise 38%. « On a creusé sa fosse », s’exclame t-il avec ironie. Virtuellement passé à 41 %, selon les calculs de son équipe de campagne, les chiffres de Goussainville tombent et c’est son épouse qui donne le nombre qu’il a obtenu dans cette ville : « 2 624 voix, bravo chéri. » Il est alors à 38 % contre 31 % pour Blazy.

Moins de 400 voix d’écarts à Gonesse

Mais ce que l’élu de la vallée de Montmorency attend le plus sont les chiffres de Gonesse. Lorsque ceux-ci tombent, il à peine à 400 voix d’écart avec son adversaire. 2793 pour le député (41,97 %) contre 2 400 pour lui (36,79 %). Yanick Paternotte suit la soirée comme un match de football. Il tient toujours au score.
A 10 h 45 les chiffres du premier tour se révèlent. Il est à 39, 54 % contre 28, 91 %.
C’est à ce moment qu’il s’adresse à son équipe de campagne : « Merci mais rien n’est gagné. Il y a un deuxième tour. (…) Nous avons un projet. Je ne suis pas un député de plus mais de mieux. (…) Pendant une semaine, il vous faudra vous mobiliser d’avantage sur le terrain. Ceux qui reviendront bronzer, je comprendrais qu’ils seront allés en campagne. Considérez-vous en campagne maintenant. »

Fabrice CAHEN
L’Echo-Régional