Depuis le mois de janvier, une cinquantaine de locataires de la rue de l’Hôtel Dieu et de la rue du Paradis s’est associée pour former une Amicale. Leur but : " Défendre nos droits d’une part et nous faire entendre, mais aussi créer une dynamique et une convivialité entre les locataires ", explique Jacky Bousquet, le président.

Depuis plusieurs mois déjà, dans la ligne de mire des cent vingt-huit locataires de la rue du Paradis, leur bailleur, l’Opac de l’Oise. En cause, des loyers trop chers et des prestations qui ne seraient pas à la hauteur.

Le 1er juin dernier, le président de l’association a donné rendez-vous aux Champenois afin de faire un nouveau point. Une réunion qu’ont suivie les représentants de l’Opac de l’Oise. " Sur les problèmes de parking, la réponse du bailleur a été claire : c’est non ! On nous a répondu que le budget n’était pas suffisant pour envisager de nouvelles places de stationnement. Il resterait cependant trente-huit boxs pour tous les locataires. C’est tout de même dramatique de ne pas prendre en mesure le fait qu’aujourd’hui, un foyer dispose de deux véhicules ", explique Jacky Bousquet.

À cela s’ajoute le nouveau plan de circulation de la municipalité. " Nous venons de découvrir le projet de Joël Berniot dans le bulletin municipal. On y découvre avec stupeur que la rue du Paradis doit rester praticable dans les deux sens. C’est vraiment du grand n’importe quoi ", dénonce le Champenois.
Ce plan explique : " La rue du Paradis ne semble pas devoir être élargie pour ne pas inciter à la vitesse dans l’ex-résidence EDF, mais doit rester praticable dans les deux sens pour permettre la fluidité d’écoulement de l’ensemble géré par l’Opac. La réhabilitation de la rue est, a priori, prévue par l’Opac. tout comme l’aménagement du stationnement (…) ".

Aujourd’hui, la rue est en très mauvais état. Le stationnement un enfer pour les habitants qui demandent à ce qu’elle soit fermée pour réduire le trafic. Le débat est loin d’être terminé. L’Amicale des locataires annonce qu’elle va lancer une nouvelle pétition.          
Nicolas BRIARD