Depuis un an, les habitants des Raguenets déposent leurs poubelles dans des bornes de récupérations qui sont installés en bas de leur immeuble. Enterrées à trois mètres sous terre, ces trois bornes (une pour les ordures ménagères, une pour les emballages et journaux et l’autre pour le verre) permettent de trier les déchets. L’objectif de ce dispositif : la diminution des charges, la sécurité et la propreté des lieux.

" Les coûts de collecte ont diminués de 30 à 35% "

Il y a peu, l’organisme Eco-Emballage chargé de valoriser les solutions de collecte sélectives mises en place en France, a inauguré à Saint-Gratien le deuxième site vitrine d’Ile de France. Le premier se trouvant à Coulommiers. Dans le Val d’Oise, seuls Sannois, Argenteuil et Saint-Gratien sont équipés de ces bornes, gérées par le Syndicat Emeraude.  " Nous mettons en lumière les bonnes pratiques de collecte qui sont instaurées dans les communes, explique Jérôme d’Assigny, responsable régional d’Eco Emballage. Pour que le dispositif des bornes fonctionne, il faut un partenariat obligé entre le bailleur qui stocke les déchets. Et le Syndicat Emeraude qui collecte les ordure ".

Mettre en lumière les bonnes pratiques

Selon le responsable, grâce aux bornes, chacun y gagne. " Les coûts de collecte ont diminué de 30 à 35%. Les bornes de 5m2 étant plus spacieuse que de petits bacs, la collecte se fait en une seule fois ". L’installation sur chaque site de ce dispositif revient entre 10 000 et 12 000 euros que le Syndicat Emeraude finance à 50%. Le bailleur quand à lui se charge de creuser le trou pour enterrer la borne.
Pour l’instant, Saint-Gratien est équipée de soixante points de récolte, tandis que Sannois en a vingt. D’ici trois ou quatre ans, l’objectif est de réaliser sur les dix-sept communes gérées par le Syndicat Emeraude près de 400 points de ramassage tels que celui-ci.

Caroline MONTSARRAT