Samedi 30 juin dans les salons de la Pergola Nova à Enghien-les-Bains, avait lieu la remise des insignes de chevalier dans l’Ordre national du Mérite à Denis Grammatopoulos. Sa croix avait été demandée à l’initiative du ministre du Tourisme Léon Bertrand.

 De nombreux amis étaient présents. Pas tous, heureusement, car ils sont trop nombreux. Denis Grammatopoulos est en effet en quelque sorte l’ami idéal : toujours serviable, toujours gentil, toujours très utile et avisé, toujours facile à vivre, toujours disponible. À croire qu’il est né sans connaître ni la mauvaise humeur ni les aigreurs qu’on croyait inévitables de la vie en société.

Un homme jovial et très serviable

Denis Grammatopoulos aurait été, en raison de ces bonnes dispositions, incapable de faire de la politique car incapable de dire du mal d’un rival, mais il aurait pu être un ambassadeur de France hors pair. Il se contente d’être celui de la SEETE, du Casino d’Enghien et de la ville d’Enghien en général dont il est le chantre et la cheville ouvrière.

Le chantre d’Enghien

Étaient présents Yanick Paternotte, député, maire d Sannois, Philippe Sueur, maire d’Enghien-les-Bains, vice président du Conseil général, Christian Besnier, François Hanet, Jean-Claude Armand, Jean-Pierre Haimart, Alain Marès, Mme Annie Boudard, Patrice Manfredi, Georges Grammatopoulos et Mme Marie Martine Binet.
Dans son allocution, Philippe Sueur a rappelé la carrière de Denis Grammatopoulos et son rôle local exemplaire.

Son père et venu s’installer à Enghien comme maître tailleur, rue de Mora, en 1943. Très avisé, il s’installait dès 1944 boulevard Cotte, près du casino municipal. C’est là qu’il allait se faire une clientèle internationale. Le fils aîné, Jean, âgé aujourd’hui de 63 ans, est responsable des services techniques au casino.
Son autre frère, Georges, est expert comptable.
Denis a aussi deux sœurs : Christiane, 52 ans, coiffeuse à Paris et Hélène, retournée vivre en Grèce avec son mari Grec.

Une famille de 5 enfants

Denis, âgé aujourd’hui de 60 ans, travaillait pendant ses vacances au Grand Hôtel. Il a pris goût à cette activité comme groom chasseur. On rencontrait alors au Grand Hôtel beaucoup de vedettes et de personnalités internationales, notamment Pierre Fresnay, Yvonne Printemps, Jean Gabin et tous les acteurs qui travaillaient aux studios Éclair, tout proches, à Epinay.

" J’ai voulu rester dans cette activité, raconte Denis Grammatopoulos. Avec la complicité de ma mère et à l’insu de mon père, j’ai abandonné mes études et j’ai commencé à travailler en cachette au Grand Hôtel. Mon père s’en est aperçu au bout de deux mois ".

Une vocation précoce

Denis est âgé de 17 ans et demi. Il reprend alors des études à l’école hôtelière et des cours de langue. Le responsable du Grand Hôtel le prend en amitié et lui offre alors de financer un stage en Grande Bretagne au grand hôtel Savoy. C’est en Grande Bretagne qu’il rencontre sa future femme, Ana. Elle vient d’une île du sud de Suède considérée comme la " Riviera " nordique et s’était jurée de n’habiter que tout près de la mer. " Tu verras, Enghien-les-Bains, c’est comme au bord de la mer " lui assure Denis. De fait, elle s’éprend d’Enghien comme de Denis.

Après une dizaine d’années passées en Grande Bretagne, Denis Grammatopoulos revient travailler dans de grands établissements parisiens puis rejoint le Grand Hôtel. Il s’est fait entretemps un beau carnet d’adresses et a organisé de nombreux événements touristiques. En 1980, il fait venir à Enghien la première équipe de rugby, celle de Toulouse, avec Jean-Pierre Rives, Herrero. Suivront bien d’autres équipes, mais aussi des footballeurs comme le Matra Racing.

En 1991, le directeur du casino lui propose de prendre les relations publiques et les relations avec la clientèle du casino. Ses relations avec les tours opérators, les agences de voyage et les offices du tourisme lui sont très utiles. Ainsi qu’avec de nombreuses associations de maîtres d’hôtel, barmen etc., comme le Trophée Cambell en hôtellerie.

La Semaine grecque

Denis Grammatopoulos organise en particulier la Semaine grecque à Enghien en 1985 avec les écoles. Il fait exposer de sculptures dans les rues, fait inviter l’ambassadeur de Grèce, des cinéastes, des expositions d’art. C’est un événement inoubliable. Il récidive en 1995 lors de l’inauguration de l’Hôtel du Lac.

Pour la remise de la croix de chevalier du Mérite national, après la cérémonie à la Pergola, les chefs barmen ont organisé un déjeuner à l’hippodrome d’Enghien. La journée s’est achevée le soir au Casino, comme il se devait…
Toute la rédaction de l’Écho se joint à ses amis pour adresser ses félicitations à l’ami Denis.
J.-F. D.