L‘enjeu est simple : raccorder les autoroutes A16 et A104. Mais la réalité est tout autre. Comme pour toutes les grosses infrastructures en débat les avis divergent. La Commission nationale de débat public présente quatre tracés. Quatre solutions avec des avantages et des inconvénients pour chacune.

Depuis le 11 septembre, le débat public (orchestré par Commission nationale du débat public (Cndp) qui est indépendante et neutre vis-à-vis du maître d’ouvrage notamment), il est temps pour les élus, les associations et les riverains de se faire entendre. L’objectif est d’éclairer la prise de décision de l’État grâce à toutes les contributions qui viendront. Aucune solution ne sera privilégiée, aucun choix arrêté. Ce n’est qu’à l’issue du débat public, après la publication d’une synthèse, qu’une décision sera prise. « Ce compte rendu n’est pas un consensus mais un état des lieux et des points de vue. Ceux-ci permettront à l’État de faire ses choix en toute connaissance de cause », précise-t-on à la Cndp.

Prolonger l’A16 pour raccorder l’A104
Aujourd’hui, les automobilistes qui empruntent l’autoroute en direction de la Croix Verte le savent bien, l’A16 se termine à L’Isle-Adam. Le constat est quotidien : l’absence de cette infrastructure provoque une saturation sur la Nationale 1. Un phénomène amplifié par les problèmes de congestion au carrefour de la Croix Verte. Cela, sans compter les nuisances supportées depuis des dizaines d’années par les riverains des communes traversées, notamment le long de la RN1 à Monsoult et Maffliers.

Actuellement, la jonction avec la Francilienne (A104) est assurée par la RN1 qui ne présente ni les capacités ne les caractéristiques nécessaires au trafic de plus en plus dense qu’elle supporte. Nombreux sont les automobilistes qui ne s’attendent pas à ce changement inattendu de la qualité de la route et la zone est très accidentogène.

La Croix Verte
Le carrefour de la Croix Verte à Attainville est un point sensible sur la Francilienne. Cette zone d’échange très complexe et souvent engorgée fait converger différentes voies, la Francilienne d’abord, la RD301 et la RD 909, tout en assurant une déserte locale ce qui provoque des embouteillages sur plusieurs kilomètres aux heures de pointe. Le réaménagement de la Croix Verte est donc prévu dans ce chantier de prolongement de l’A16.

Monsoult et Maffliers soulagées
Mais ce qui compte sans doute le plus pour les riverains de la nationale 1 c’est bien la suppression du trafic en transit. Chaque jour en effet, près de 36 500  voitures et camions empruntent cette route à quatre voies avec des carrefours à feu qui traverse les communes de Monsoult et Maffliers, un enfer pour les habitants. Les trottoirs sont absents, les glissières de sécurités et les panneaux de signalisation mangent le paysage et l’espace public. Aucun espace n’est possible pour une circulation douce et piétonne. Le danger est permanent et la vigilance de rigueur.

Mise en service en 2016
Pendant les deux mois et demi à venir, les Valdoisiens sont invités à s’exprimer et faire partager leur point de vue. Comme souvent dans ce genre de débat, les discutions risquent d’être houleuses. Élus, riverains et associations de défense de la nature se renvoyant la balle et ne trouvant pas de consensus. Mais si le débat public ne fait que commencer, la portion de raccordement de l’A16 à la Francilienne n’entrera en service qu’en 2016. Viendront ensuite l’enquête publique puis la décision de l’État. Enfin, seulement, le chantier pourra commencer. 

Nicolas BRIARD, L’Écho le Régional (édition du mercredi 5 septembre)


Retrouvez toutes les informations et les quatre tracés en débat, et poser vos questions à la Commission du débat public sur le site Internet : www.debatpublic-projet-a16.org.

Première réunion publique jeudi 20 septembre, 20 heures à Baillent-en-France (salle des fêtes). Au programme, les enjeux de déplacement aux différentes échelles du territoire au regard des quatre solutions.