Le suspens est resté entier jusqu’au 5 octobre au soir. Jusqu’à ce que Nelly Olin annonce publiquement sa décision de se retirer de la vie politique, une mauvaise surprise pour ses sympathisans venus nombreux l’entendre. «  Cela fait 30 ans que je me bats. Il est temps de me poser. Ce fut 30 années que je n’ai pas vu passer », a expliqué très émue l’ancienne ministre de l’Ecologie du gouvernement qui n’a pu retenir quelques larmes.

A Garges-Lès-Gonesse, la ville ou Nelly Olin a été élue maire en 1995, l’attente a été longue. Certains attendaient son retour pour l’élection municipale de mars prochain. D’autres en revanche ne l’imaginait pas revenir. Le 27 septembre dernier, son successeur au siège de maire de Garges, Maurice Lefèvre, n’était pas décidé à céder sa place à cette dernière.

Née le 23 mars 1941 à Paris elle est élue en juin 1995 maire de Garges-Lès-Gonesses, et trois mois plus tard, en septembre, sénatrice du Val-d’Oise. Ancien membre de la Délégation du Sénat aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes, elle a cumulé les mandats locaux. Conseillère générale du canton de Garges à plusieurs reprises, vice-présidente du Conseil général du Val-d’Oise entre 1993 et 1995 Nelly Olin était aux plus hautes marches de la vie politique en accédant en 2005 au ministère de l’Ecologie et du développement durable dans le gouvernement de Dominique de Villepin. Un poste qu’elle doit peut-être à son action dans le passé quand elle était membre du Conseil national du bruit.

A l’annonce de sa nomination,  Nelly Olin à été élue première adjointe, chargée des finances, à Garges-lès-Gonesse, derrière Maurice Lefèvre. Le 13 juillet 2007, elle avait démissionné de son poste de 1er adjoint sans explication particulière et sans s’exprimer devant le Conseil municipal.

Nelly Olin a précisé qu’elle resterait neutre quant aux choix du candidat UMP à investir pour l’élection municipale de Garges. Michel Montaldo (UMP), Ahmed Guénad (divers droite) ou Maurice  Lefèvre (UMP) candidat à sa propre succession ? Elle ne se positionnera pas en espérant ne pas céder le canton à la gauche qui emboite le pas. « Les candidats de droite ne doivent pas avoir d’ambition personnelle mais garder la sagesse de penser à la ville de Garges, à son canton et surtout à ses habitants », a soutenu Nelly Olin.

Nelly Olin met ainsi un terme à une carrière politique de plus de 20 ans. Une vie qu’elle quitte aujourd’hui avec le sentiment qu’il reste encore beaucoup à faire.  

A lire dans L’Echo le Régional du 10 octobre 2007.

Marine CHAILLOUX, Nicolas BRIARD