Une forte odeur de brûlé était toujours présente lundi devant le gymnase « Armando Braglia » à Magny-en-Vexin. Tout autour de l’établissement, des bandes ont été installées interdisant l’accès au public. Un arrêté était d’ailleurs accroché menaçant d’amende ceux qui ne respectaient pas cette interdiction.
Durant la semaine qui a suivi l’incendie du gymnase du quartier des Cosaques (L’Echo du 31 octobre), seul les experts et les pompiers étaient habilités à venir sur les lieux. Ils ont effectué différents prélèvements dans le but de trouver des indices sur l’origine de cet incendie, dont il ne fait aucun doute qu’il était criminel. En effet, durant leur intervention les pompiers avaient découvert quatre départs de feu simultanés.

Aucune idée sur le  ou les responsables

Dans le village, l’incendie reste l’un des principaux sujets de conversation une semaine après les faits. « Les gens en parlent beaucoup », confirme la responsable de La maison de la presse. « Ils sont tristes et ne comprennent pas pourquoi on a fait ça. Par contre, personne ne sait qui c’est. »
Même constat au Bar des Amis, où la jeune serveuse précise qu’elle a encore « entendu des clients en parler ce matin. Maintenant les gens s’interrogent sur le ou les auteurs de cet acte, mais personne ne sait qui est responsable. »

à la supérette Shopy, la caissière n’a rien entendu non plus : « Je n’ai aucune idée de ce qui a pu se passer. J’habite Magny depuis toujours, mais là je n’ai aucune information. »
Personne ne confirmait donc la rumeur qui courait au lendemain de l’incendie. Certains habitants avaient en effet indiqué qu’une bagarre s’était déroulée à proximité du complexe sportif à la suite de laquelle des jeunes auraient menacé de mettre le feu au gymnase.

Une nouvelle rumeur

Toutefois, au bar PMU, les patrons lâchaient avoir entendu une autre rumeur. « Nous n’étions pas là, nous n’avons rouvert que ce matin. Mais nous avons entendu dire que l’auteur serait quelqu’un qui voulait se suicider deux jours avant. Il aurait pété les plombs, et aurait été interpellé. »

Des ragots réfutés par les gendarmes. Ces derniers attendent les résultats des experts afin de pouvoir avancer dans leurs investigations. Pour l’instant, le mystère reste donc entier autour de l’incendie du gymnase « Armando Braglia ».

Thomas HOFFMANN
Echo Régional
07 novembre 2007