Après une messe en la cathédrale Saint-Maclou, les scouts présents à Pontoise dimanche dernier se sont rendus au Dôme pour partager un déjeuner et faire le spectacle tout l’après-midi. Bien loin des scouts de la première heure, ceux d’aujourd’hui en ont néanmoins gardé les fondements.

Un éclaireur de guerre

Au début du siècle dernier, Robert Baden-Powell, sous-lieutenant britannique, est envoyé en Inde. Il commence à imaginer la fonction d’éclaireur. C’est un peu plus tard, lors d’une mission en Afrique du Sud où il est promu capitaine, que Baden-Powell va entrer en contact avec les indigènes. Leur connaissance du terrain et de la nature leur permet d’être des éclaireurs hors-pair. Il travaille alors sur les techniques d’exploration et d’approche et se perfectionne rapidement. Il crée des petits groupes à la tête desquels il place un chef qui se voit attribuer un insigne. Ces badges sont les premières représentations du scoutisme que l’on retrouve sur les insignes actuels.
Son idée ayant fait du chemin durant ses campagnes militaires, Baden-Powell organise à son retour en Angleterre en 1907 un camp avec des garçons. Inauguré le 1er août 1907 c’est cette date restera celle de la création du scoutisme.

A l’issue de ce camp, il écrit un livre intitulé Scoutisme for Boys  dans lequel il pose les cinq bases du scoutisme : la santé, le sens du concret, la personnalité, le service, le sens de Dieu. En 1910, Baden-Powell va différencier trois classes d’âge : les louveteaux de 8 à 11 ans, les éclaireurs  de 12 à 17 ans et les routiers de 17 ans et plus. A la suite du Concile Vatican II, les éclaireurs sont séparés en deux : les rangers de 12 à 14 ans aux chemises bleues et les pionniers de 14 à 18 ans aux chemises rouges.

Ouvert à tous

Les Scouts de France ont été fondés en 1920 par le Père Jacques Sevin, le chanoine Cornette, Paul Coze et Edouard de Macedo. Aujourd’hui, les Scouts de France sont mixtes. Les Scouts d’Europe sont eux scindés en deux. Les garçons appelés les scouts et les filles appelées les guides. Mouvement catholique à la base, les scouts sont néanmoins ouverts à tous quelque soit l’origine, la culture ou encore les croyances.
Véritable art de vivre dans la nature, les scouts enseignent l’entraide, la solidarité et la vie en communauté.

Agata MADENSKA
ECHO RÉGIONAL
Du 7 novembre 2007