Bruyères-sur-Oise : les talents se dévoilent

La 3e édition du Salon des talents locaux de la Communauté de communes du Haut-Val-d’Oise a permis de rencontrer des habitants extraordinaires.

 Angélique Vitalis

Cette jeune romancière n’a que vingt ans mais déjà beaucoup de talent. Angélique Vitalis était l’une des invités du salon de la Communauté de communes du Haut Val-d’Oise, les « Talents cachés » dimanche dernier à l’Espace Lino Ventura. Son roman « Sauve moi de la haine » a été publié en juin dernier à la Société des Écrivains.

« Sauve moi de la haine »

D’origine guadeloupéenne, Angélique est étudiante en troisième année de psychologie. Dès son plus jeune âge, elle s’est intéressée à l’écriture. Le thème de l’intrigue est une quête pour survivre quand on a été souillée et que votre entourage vous regarde avec pitié. « Je me suis longuement demandé ce que j’allais faire, et l’évidence s’est imposée à moi. J’ai trouvé dans la boxe une sorte de réconfort, d protection, mais j’ignorais que ce sport allait me sauver et me tuer à la fois », raconte son héroïne, décidée d’agir seule contre la loi, jusqu’à l’irréparable…

Dimanche, Angélique était accompagnée de ses sœurs Virginie, 27 ans, responsable jeunesse à Asnières-sur-Oise et Karine, 332 ans, l’aînée. Ne manquaient que son frère, sa mère, assistante familiale, et son père, récemment retraité de l’armée de l’air. Elle était même accompagnée de sa future belle-sœur, Catherine Moindon, 26 ans.
Autant dire qu’Angélique est la fierté de la famille. Passionnée de littérature et grande lectrice de romans, elle a déjà mis en chantier son second livre, dont elle n’a pas encore choisi le titre.

Peut-être qu’un jour, devenue une écrivaine reconnue de tous, Angélique Vitalis rendra célèbre Bruyères-sur-Oise où elle habite avec ses parents depuis dix ans.

Mais pour l’heure, elle n’est encore qu’un des « talents cachés » que le salon veille à faire découvrir.


Jacques Arbey

Jacques Arbey, 60 ans, électricien en pré retraite, est un autre digne représentant du savoir-faire des Briolins ou Bruyèrois (les deux se disent). Lui fabrique des maquettes très sophistiquées de bateaux, comme le « King of River », reproduction d’une péniche du Mississipi dont tout fonctionne par radiocommande : roues à aubes, éclairage, gouvernail…
À Bruyères il présentait plusieurs très belles pièces de sa collection.
Ainsi la Tartane, une reproduction au 1/25e d’un voilier méditerranéen qui a été en usage entre le XVIe et le XVIIIe siècle.
Dans le cadre de l’association des Amis du musée de la Marine, il a passé 928 heures à réaliser cette superbe maquette qu’il radiocommande comme si elle était servie par tout un équipage. Manette sen main, il hisse et affale les voiles, commande le gouvernail et peut même en cas de calme plat actionner un ingénieux système de propulsion interne : des tuyaux à deux vis d’Archimède aspirent l’eau de l’étrave pour al rejeter en arrière, permettant à la maquette de revenir à bon port.

Perfectionniste

Jacques Arbey est un insatiable perfectionniste. Il prévoit déjà de remplacer les petits canons en bois qui équipent la Tartane par des canons en laiton avec des pétards également radiocommandés.

Encore quelques années, et cet homme qui a réalisé une maquette du Bounty à l’échelle 1/48e faisant l’admiration des Britanniques pourra organiser de bien pacifiques batailles navales.
Angélique Vitalis, Jacques Arbey : deux des « talents cachés » de Bruyères-sur-Oise, une ville très dynamique. U n pot de l’amitié en présence de presque tous les maires de la Communauté a marqué dimanche l’inauguration de cette belle initiative.
 J.-F. D.