Il faisait froid ce lundi sur le parvis de la préfecture. Mais pas assez pour décourager la trentaine d’équipes venue courir pour les personnes handicapées mentales. Douze entreprises de l’agglomération se sont prêtées au jeu permettant à l’association organisatrice de collecter des fonds. Pour la première course du genre à Cergy, c’est une véritable réussite.

Special Olympics

L’association Special Olympics a été créée en 1968 aux Etats-Unis. « Le but est de tirer les handicapés mentaux vers le haut par le sport. Ils se mesurent à des personnes ayant les mêmes performances ce qui leur permet d’être à armes égales. On leur propose l’effort en leur donnant la possibilité de gagner », explique Etienne Laurent, bénévole de l’association depuis 2000. Alors tous les quatre ans, à l’image des jeux paralympiques, Special Olympics organise ses jeux olympiques. Toutes les disciplines y sont pratiquées de l’athlétisme à la natation en passant par le football. « Notre association est reconnue par le Comité olympique international. Nous nous calons sur le calendrier des jeux officiels et faisons nos jeux. Il y a quatre ans c’était à Dublin, cette année c’était à Shanghaï », continue Etienne Laurent.

Trente équipes  pour la première

La course relais organisée à Cergy lundi était une grande première dans l’agglomération. Ces courses ont déjà été organisées à la Défense, à Parinor, Rueil, L’isle Saint-Germain, Nantes, Lyon et Besançon. Les bénévoles se félicitent de l’engouement des entreprises cergypontaines pour l’événement. « Douze sociétés ont répondu à notre appel, ce qui fait trente équipes en tout. Certaines entreprises ont amené plusieurs équipes. On a rarement eu autant de monde à une première », se réjouit Etienne Laurent. C’est grâce à ces courses que l’association peut financer les activités sportives et ludiques des personnes handicapées mentales. Pour chaque équipe, l’entreprise paie un droit d’inscription de 800 euros. Pour cette journée, Special Olympics aura ainsi récolté près 15 000 euros.
Les structures spécialisées telles les centre d’aide par le travail (CAT), les instituts médico-éducatifs (IME) et les instituts médicaux-professionnels (IMP) ont joué le jeu faisant courir des personnes handicapées auprès des salariés. « On ne voit pas la différence quand on les regarde courir, c’est ça qui est génial aussi. Ils participent avec des personnes différentes d’eux mais qui sont là juste pour eux. Les salariés qui participent à la course sont tous venus sur la base du volontariat », explique Etienne Laurent.

Et le plaisir est là. L’ambiance sur le parvis de la préfecture en témoigne. Chacun soutient ses coéquipiers, scandant les noms et encourageant ceux qui fatiguent. Ce jour-là, il y avait des coupes à gagner mais ce n’était pas l’essentiel. Chacun est venu donner un peu de son temps pour aider les personnes handicapées. A la fin de la course, les sportifs ont partagé un buffet. Gagnant ou perdant, il n’y avait aucune rancœur.
Pour tout renseignement le site specialolympics.asso.fr

Agata MADENSKA
Echo Régional du 21 décembre 2007