D’après l’étude réalisée par la DDJS à la demande de L’Echo-Le Régional/VOnews, il est constaté une augmentation de 4 999 licenciés en 2007 sur les chiffres de 2006. Il y a 248 826 licenciés en Val-d’Oise. Soit une hausse de 12, 18 %.

Nombreuses disciplines n’ont pas répondu à l’étude réalisée par la Direction départementale jeunesses et sports.
Le football arrive en tête des sports les plus pratiqué avec 34 112 licenciés soit une hausse de 5,80 % (32 243 en 2006) devant le tennis 23 707, qui perd légèrement à 0,12 % (23 735 en 2006). Le golf est toujours des plus pratiqué avec 11 412 licences soit 0,55 % contre 11 350 en 2006 (10 564 en 2003). Le judo-jujitsu avec 11 656 est en légère baisse de 4,74 % (12 236 en 2006). Le handball est dans le top ten avec 6 843 licenciés mais accuse la plus forte baisse avec moins 13,13 % (7 877 en 2006) alors qu’il ne comptait que 3 871 adhérents en 2003. Le karaté avec 5 410 licenciés a également baissé à moins 6,32 % (5 775 en 2006). C’est encore moins qu’en 2003 avec 5 688 licences. La gymnastique compte 4 885 licences soit un bon de 5, 26 % (4 641 en 2006-3 726 en 2003). Petite progression pour l’athlétisme de 1,12 %, passant de 3 829 licenciés à 3 872, mais forte baisse sur 2003 qui comptait 4 153 licences. Le rugby se refait une santé dans le Val-d’Oise avec une amélioration de 7, 99 %, comptant 2 337 inscrits clubs contre 2 164 en 2006 (2 108 en 2003). La savate boxe française est des sports qui montent avec 1 526 licences contre 1 444 en 2006 (+ 5,68%-1 203 en 2003). L’escrime discipline vitrine en Val-d’Oise est en nette baisse avec moins 6,40 % de licenciés : 1 140 en 2007 contre 1 218 en 2006 (984 en 2003). C’est la boxe anglaise qui compte la plus forte progression avec 18,64 % passant de 472 licences en 2006 à 560 en 2007 (350 en 2003). Le travail de promotion du comité départemental soutenu par le Conseil général, sous le financement des rings par la DDJS a porté ses « coups ». Le tir est dans le centre des disciplines avec 2 050 licences contre 2 036 en 2006 soit plus 0,69 % (1 966 en 2003).

aviron, base ball, tir à l’arc, volley en baisse

D’autres sports souffrent d’un manque d’adhérents. A commencer par le base ball, softball et cricket avec une baisse de 8,29 %, passant de 543 licenciés en 2006 à 498 en 2007 (573 en 2003). L’aviron a aussi baissé de 1,24 point avec 795 licenciés en 2007 contre 805 en 2006, retrouvant presque les chiffres de 2003 : 785 rameurs. Le tir à l’arc accuse également une baisse de 4,45 % : 1 245 en 2007 contre 1 303 en 2006 (1 966 en 2003). Le volley ball est aussi en baisse de 3,35 % : 1 931 en 2007 contre 1 998 en 2006 (1 603 en 2003). Petite baisse pour la voile à 0,49 % : 405 licenciés contre 407 en 2006 (387 en 2003). Pourtant en travail de promotion le sport boules baisse également de 3,65 % : 422 en 2007 contre 438 en 2006 (440 en 2003).

haltérophilie, course d’orientation, escalade en hausse

Une très forte hausse de 25,32 % est constatée en haltérophilie, musculation, force athlétique et culturisme, passant de 391 en 2006 à 490 licences en 2007 (384 en 2003). L’équitation augmente aussi de 1,63 point, sautant de 9463 à 9617 licences (8 888 en 2003). Discipline en ascension, l’escalade compte une augmentation de 5,37 % passant de 596 à 628 licenciés (624 en 2003). La natation se porte bien avec une hausse de 6, 04 % : 5 354 licences contre 5 049 en 2006 (4 684 en 2003).
Les sports qui n’ont pas donné leur chiffre sont notamment : le cyclisme (1 157 en 2003), le badminton (2 164 en 2003), le canoë-kayak (350 en 2003), le tennis de table (3 275 en 2003), le triathlon (223 en 2003), le foot américain (573 en 2003), la pétanque (4 502 en 2003), la moto (249 en 2003), le squash (810 en 2003)…
Dans les fédérations annexes affiliées DDJS, l’Ufolep enregistre une hausse de 3, 91 % avec 5 288 licences contre 5 089 (4 478 en 2003), alors que l’Usep baisse de 6,99 % : 15 238 contre 16 383 en 2007 (15 819 en 2003). L’UNSS compte une hausse de 8, 84 % : 17 520 contre 16 097 en 2007 (14 616 en 2003).
Certaines disciplines sont en très faible progression comme l’athlétisme + 0,12 % (soit plus 50 licences à septembre 2007). Le basket + 0,34 % (plus 21 licenciés). C’est le cas aussi pour l’équitation + 1, 63 %, le tir + 0,69 %. le golf + 0,55 %. La hausse de licence dans le département est de + 12,18 % pour une faible évolution de + 0,65 % sur les chiffres de 2006.

EXPLICATIONS
« Les chiffres donnés ne reflètent pas réellement la baisse constatée. Lors de cette étude nous avons relevé que des comités, boostaient les chiffres, selon un procédé qui consiste à ajouter des licences événementielles. Lorsque la manifestation n’a pas lieu d’une année à l’autre le nombre est en baisse », souligne Roland Indriulinas, Conseiller animation sports auprès de la DDJS 95. L’entraîneur et manager général du club de handball de Saint-Ouen l’Aumône parle en connaissance de cause, puisque le handball a enregistré une baisse de licenciés de moins 13, 13 % sur une saison dans le département.
« Pour ce qui est des disciplines et comité conventionnés par la DDJS, nous les aidons financièrement, notamment dans leur démarche de recherche de licenciés. Si elles connaissent une baisse nous constatons que la stratégie adoptée pour l’augmentation d’adhérent n’est pas bonne », ajoute le cadre de la DDJS.

REACTIONS

L’événementiel national voir international a son effet dans l’augmentation de licencié. « On constate une forte augmentation au moment des événements majeurs de la discipline. Après les Jeux d’Athènes le comité a enregistré une hausse de 40 % (saison 2004-2005) », souligne Roland Baroin, président du comité départemental d’escrime. « Cependant les clubs n’ont pas toujours les moyens d’accueillir un afflux de licencié. C’est souvent un problème de créneaux horaires », ajoute le dirigeant départemental pour expliquer la baisse constater dans cette discipline. « Les chiffres ne parlent pas forcement. Ceux fournis à la DDJS ne comptabilisent pas encore les adhérents de la fin d’année. Nous assurons que nous devrions gagner 60 à 70 licenciés d’ici janvier 2008 et atteindre les chiffres de 2006 (1 218) », assure le président du comité d’escrime.

Le judo sans les bons CAF
Pour le judo troisième discipline de pratique dans le département, en baisse de moins 4, 74 % (moins 580 licenciés) la perte ne serait qu’un reflet national. « Il y a une chute nationale de moins 10 000 licenciés. J’ai cherché les causes, il s’avérerait que les clubs ne licencient pas tous les sections baby judo », explique Georges Abbou, président de la Ligue de judo du Val-d’Oise. « Nous avons engagé une chasse au non licencié qui pourrait s’élever à 40 000 au niveau national pour le judo. Dans le Val-d’Oise il est difficile de faire un forcing par club mais il est certains qu’il y a un manque de 300 licences de ce côté. » Le responsable du comité complète son explication par un solide argument. « L’abandon des bons CAF est aussi une des causes, qui devrait réduire encore le nombre d’adhérents », souligne le dirigeant départemental. « 50 dans un club, 77 dans un autre et c’est le sport dans les zones sensibles qui se réduit avec les conséquences que l’on connaît. »

La boxe risque le KO
Côté disciplines en ascension le constat ne se fait pas sur un diagnostique positif pour autant.
« Conformément à la convention d’objectif signée avec le préfet Leyrit, je me suis engagé à augmenter le nombre de licenciés et de développer la pratique féminine », commence par expliquer Alain Mazaud, président du comité départemental de boxe. « Nous avons poursuivi l’action de promotion Ring en Val-d’Oise avec le Département et le comité a lancé Boxe en Val-d’Oise qui travaille davantage dans les quartiers sensibles. Ainsi dans les 18 derniers mois nous avons créé 3 nouveaux clubs, à Sannois, Bouffémont et Cergy (ce dernier compte déjà 120 licenciés). Nous souhaitons également développer la pratique de la boxe dans le Vexin et l’extrême Est du département, là ou il y a peu de pratiquant parce que pas assez de transport en commun. Lancer une action Trans’sport serait aussi une façon de relancer la pratique sportive en zone rurale », propose t-il. « J’ai aussi insisté pour que chaque pratiquant même au stade de la découverte sportive et de loisirs soit licencié pour des raisons d’assurance », complète le médecin du sport d’Eaubonne. « Nous avons aussi lancé des opérations d’intérêt citoyen à Garges et Persan. Nous avons bénéficié d’un fond européen pour 30 jeunes. 8 l’on conduit à terme. Ils sont partis du niveau zéro social à celui de breveté d’état avec remise à niveau de la langue française. Mais cela à un coût », s’inquiète le président de comité. « C’est un programme qui pourrait être remis en question avec la loi du sport de 2009, qui prévoit un réajustement de 60 % des salaires des cadres dirigeants attachés au comité : conseiller technique départemental, entraîneur diplômé d’état, qui devraient voir leur salaire augmenter de 40 %. Si je n’ai pas la garantie d’une aide conséquente des partenaires institutionnels, Etat, Département je peux assurer que le comité déposera le bilan en mars 2008 », prévient-il. Une analyse qui résume davantage le besoin réel des clubs avant celui des chiffres.
Fabrice CAHEN