Vendredi 16 novembre, le maire de Bezons a annoncé qu’il rempilait pour les municipales et qu’il souhaitait aussi briguer le siège de conseiller général qu’abandonne Bernard Calabuig (PCF).

Cantonale ou municipale, ils seront tous derrière Dominique Lesparre, le maire de Bezons. Socialistes, radicaux de gauche et bien sûr communistes, ils ont choisi de faire bloc derrière sa candidature pour conserver la ville « et tenter de faire basculer le Conseil général à gauche, en gardant le canton de Bezons », explique le conseiller général sortant Bernard Calabuig (PCF).

Les communistes au chevet des socialistes

« En 2001, j’étais candidat, rappelle le socialiste Pierre Bordas, mais c’était dans un contexte un peu différent. Aujourd’hui nous devons mettre tous les atouts de notre côté. Une gauche unie aura plus de chance de réussir », précise-t-il. Pas de candidat socialiste, donc, le champ est laissé libre à Dominique Lesparre. Objectif : être élu au premier tour.
« Je souhaite renouer avec la tradition des maires de Bezons qui étaient aussi conseillers généraux, poursuit Dominique Lesparre. En envoyant leur maire au Conseil général, les Bezonnais se donnent un atout supplémentaire pour le développement de la démocratie participative. Je pourrai mieux les défendre avec cette double casquette ».
Le cumul des mandats ? « ça ne s’applique pas ici, pour Bezons, les deux fonctions se complètent », précise le maire sortant. « J’entends porter l’espoir des Bezonnais, et la résistance contre le gouvernement, confie-t-il. Et je compte bien poursuivre le travail mené cette année et les grands projets pour la ville : développement économique, rénovation des équipements, tramway… »

Collectif de soutien

Depuis plusieurs mois, le maire a créé un collectif pour plancher sur des propositions de campagne et les dossiers importants. Un groupe qui a recueilli le soutien de 5000 personnes. Logement, santé, environnement, tels sont quelques uns des sujets passés au crible du collectif. Le 21 novembre, les derniers accords pour les municipales doivent être fixés.
Avec lui dans la campagne, une militante associative, Florelle Prio. Cadre hospitalière au centre Victor Dupouy à Argenteuil, c’est une femme proche des communistes qui sera sa suppléante, mais non encartée au Parti communiste.

Marine CHAILLOUX
Echo Régional du 21 novembre 2007

À droite, rien de nouveau

Entre les pros et les antis Georges Mothron, les MoDem, les UMPistes, la droite bezonnaise apparaît comme très divisée. À quelques mois des élections municipales et cantonales, aucun candidat n’a officiellement été choisi pour le parti de l’Union pour un mouvement populaire (UMP). « Sur les six conseillers de l’opposition, il y a au moins trois courants politiques », s’amuse le maire de Bezons Dominique Lesparre. Face à cette division, nous avons la possibilité d’être élus dès le premier tour en unissant toutes les forces de gauche », prédit l’édile.

De son côté, la droite réfléchit : « Nous dévoileront le nom du candidat en temps et en heure », précise Jérôme Chartier, député maire de Domont et responsable de l’UMP Val-d’Oise.
Certains pensent qu’un parachutage sur la commune est possible. Mais Jérôme Chartier promet le contraire : « En tout cas, ce qui est sûr, c’est qu’il s’agira bien d’un Bezonnais. Je sais qui ce sera, mais nous le dirons au bon moment ». En ce qui concerne le MoDem, aucun candidat n’a été désigné pour le moment.