Les membres du Bonsaï Club exposaient leurs sujets le temps d’un week-end. Puisqu’il n’existe pas  de graine de bonsaï, il faut donc faire travailler son esprit créatif pour sculpter ces arbres miniatures.

Qui n’a jamais rêvé d’avoir la main verte et encore plus de savoir garder en vie le fameux bonsaï, offert à Noël et ensuite mis de côté parce que « finalement, à quoi bon, je ne sais pas m’y prendre avec les plantes ». L’univers de Jean-Jacques Rondel et Gilles Rigal est tout autre.

Accessible à tous

Les deux hommes savent parler aux arbres, notamment aux plus petits. Le week-end dernier, une exposition de leurs créations et de celles des membres du Bonsaï Club de Saint-Gratien montrait tout le savoir faire de ces passionnés.
Une rencontre avec ces arbres miniatures à l’Exposition universelle des floralies de Vincennes il y a une trentaine d’années, donne l’idée à Jean-Jacques Rondel de fonder un club d’abord à Franconville, puis à Saint-Gratien en 1987. « J’ai commencé dans mon coin, puis grâce à une exposition à Saint-Gratien, beaucoup d’intéressés m’ont rejoint », raconte le président fondateur du Bonsaï Club. Depuis, Gilles Rigal est devenu président mais les deux bonsaïca ne se lassent pas de prodiguer conseils et astuces.

« Il faut surtout avoir
 le coup d’oeil »

Gilles, qui a fait l’Ecole européenne de bonsaï, tient a rassurer les plus réticents. « C’est simple et accessible à tous si on apprend quelques techniques ». Savoir l’entretenir, bien l’arroser, le tailler et encore mieux le garder vivant, tout s’enseigne au Bonsaï Club. « C’est un passage de connaissance, assure Jean-Jacques Rondel. Il faut surtout les comprendre. Cela ne s’improvise pas, il faut surtout avoir le coup d’oeil et savoir quand il a soif ». Le passionné sait de quoi il parle. Depuis plusieures années, il élève un petit bonsaï de la taille d’un pouce. « Les plus petits ont besoin d’être arrosés deux, trois fois par jour ».
Mais point de recette miraculeuse pour pouvoir tenir un arbre miniature dans le creux de la main. « Il n’existe pas de graine de bonsaï », plaisante le président fondateur. Alors comment naissent ces arbres miniatures ? « A partir d’un arbre ancien ou que l’on achète chez le pépiniériste, on réduit le volume de terre et donc de racine au pied. On taille les feuilles mais on ne sait pas réduire les fruits ». Tout le secret se cache donc dans le travail minutieux de ces artistes verdoyants qui sculptent avec passion le moindre centimètre de leurs petits arbres.
Caroline MONTSARRAT
Echo Régional du 21 novembre 2007

Réunions le vendredi, une fois
par mois au centre culturel.
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