Le président du Conseil général scandalisé de la crasse de l’autoroute A 15, de la panne du réseau d’éclairage et d’information ainsi que de la multiplication des tags, exige que l’État fasse son travail.

Tous ceux qui, dans le Val-d’Oise, n’ont pas été convaincus par les argumentaires de la campagne des présidentielles de la déliquescence de l’État français, ont fini par le penser en voyant comment il gère l’autoroute A 15, empruntée quotidiennement par près de 200 000 automobilistes. Absence de nettoyage, panne d’éclairage, panne des panneaux d’information, tagueurs qui s’en donnent à cœur joie chaque nuit, station service « Esso » en ruine, rideau d’arbres minable, affaissement de chaussée inexpliqué. Le dossier publié par l’Echo le 7 novembre nous a valu de très nombreuses réactions de soutien. « Vous avez écrit ce qui me révolte depuis longtemps », nous confie le président d’un établissemment public. « Je retrouve l’Echo tel qu’il doit être chaque semaine, à dénoncer des scandales qui n’ont que trop duré », écrit un lecteur.

« Absence de lumière et tags sur les abords de l’A 15 constituent une situation qui ne peut plus durer », également pour François Scellier, député, président du Conseil général du Val d’Oise. Il déplore le mauvais entretien de l’autoroute A 15 et demande à l’État de faire face à ses responsabilités.
En effet depuis plusieurs mois, cet axe routier, véritable colonne vertébrale du Val d’Oise n’est plus éclairé la nuit. Entre le pont de Gennevilliers et Cergy, l’éclairage a totalement disparu.
Le vol des câbles d’alimentation en cuivre peut justifier l’absence temporaire d’éclairage, mais ne saurait dispenser l’État d’assurer son devoir de sécurité et de confort d’un axe routier utilisé tous les jours par des milliers d’usagers et des milliers de Valdoisiens. Il conviendrait en conséquence que l’éclairage soit rétabli au plus vite Autre problème sur cet axe : la présence de nombreux tags qui jalonnent tout l’itinéraire. Le mur antibruit récemment construit a été totalement dégradé en quelques semaines, faute notamment de plantations qu’il aurait été bon de mettre en place dès son édification. Pour François Scellier, ces tags offrent une image déplorable du Département et entretiennent un sentiment d’insécurité.
L’absence de nettoyage régulier par l’État est d’autant plus inacceptable que le Conseil général du Val d’Oise s’efforce de lutter contre ceux-ci sur son propre domaine routier et soutient financièrement les communes du Val d’Oise dans la lutte anti-tags.

François Scellier souligne que l’état actuel de l’A 15 est à l’image de l’ensemble du domaine routier géré par l’État dans le département. Il dénonce en particulier l’état déplorable de la francilienne. En effet, cette infrastructure qui a été financée lourdement par le Conseil général et le Conseil régional qui s’étaient alors substitués à l’État, est depuis janvier 2006 retombée dans le giron de l’État. Or celui-ci n’assure pas son devoir et laisse se dégrader une infrastructure de toute première importance à laquelle un budget de près de 230 millions d’euros a été consacré.

Aussi il est plus que temps que l’État dans le Val d’Oise assume ses responsabilités et ses compétences. L’entretien du domaine routier est de toute première importance pour offrir aux Valdoisiens le niveau de service dont ils ont besoin et un cadre de vie agréable.

Echo Régional du 28 novembre 2007