Mardi après-midi, les huit jeunes interpellés dimanche soir dans le cadre des émeutes de Villiers-le-Bel comparaissaient devant le tribunal de grande instance de Pontoise. Quatre d’entre eux ont écopé de peine de prison ferme. Les autres seront jugés dans deux semaines.

Placés en garde à vue depuis leur interpellation dimanche, au soir des premières violences qui ont frappé Villiers-le-Bel, les huit prévenus ont été présenté hier devant le tribunal correctionnel de Pontoise. Seuls quatre d’entre eux ont accepté d’être jugés en comparution immédiate.
Karim et Jamal  étaient accusés d’avoir pillé une bijouterie de la ville au cours des émeutes. Interpellés en possession de bijoux volés, les deux jeunes ont expliqué au juge qu’ils les avaient simplement ramassés sur le trottoir, devant le magasin dévasté. Ils ont également affirmé qu’au moment des faits, il n’était pas au courant que des émeutes avaient éclaté un peu partout dans la ville… Alors que le procureur de la République avait réclamé dix mois de prison fermes à leur encontre, ils ont finalement été condamnés à quatre mois fermes.

A leur côté, Driss était pour sa part soupçonné d’avoir fait partie des vandales qui s’en sont pris au poste de police d’Arnouville-les-Gonesse. Des fonctionnaires l’auraient en effet aperçu en train de quitter les lieux à leur arrivée. Le jeune homme de 20 ans indique pour sa défense qu’il était simplement à la recherche d’une cabine téléphonique quand les policiers l’ont interpellé. Une thèse qui n’a pas convaincu le tribunal, Driss était condamné à dix mois fermes.

Placés en détention provisoire dans l’attente de leur procès le 14 décembre

Abdelakarim, 36 ans, a écopé de la même peine après délibération du juge et de ses assesseurs. Il était accusé d’avoir pris à partie des policiers en leur jetant des pierres. Alors qu’il avait reconnu les faits devant le procureur, le prévenu revenait finalement sur ces déclarations dans la salle d’audience. Il expliquait avoir dit ça pour sortir plus vite du tribunal.

Les quatre autre prévenus ont pour leur part demandé à être jugés ultérieurement afin de préparer leur défense. Après consultation auprès du greffier, le juge renvoyait leur jugement au 14 décembre prochain. Il demandait leur placement en détention provisoire dans l’attente de leur procès.

Cet après-midi, d’autres prévenus interpellés lundi doivent être déférés en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Pontoise.

Thomas HOFFMANN
L’Echo Régional