L’illustrateur margencéen Gilles Chaillet expose ses planches au Pavillon des arts jusqu’au 2 décembre. Une occasion de faire découvrir une passion pour la Rome antique qui dure depuis son enfance.

Si Rome se compare à la ville éternelle, la passion du margencéen Gilles Chaillet suit le même destin. Une exposition organisée par le Cercle culturel de Margency au pavillon des arts jusqu’au 2 décembre présente les planches de ce célèbre illustrateur. Captivé de la capitale italienne, Il a commencé dès son plus jeune âge à conjuguer l’art du dessin et l’amour des vieilles pierres.

« Ce jour-là, il s’est passé quelque chose »

 « J’avais neuf ans quand j’ai découvert une BD de l’inventeur des Voyages d’Alix, se souvient le dessinateur. Au même moment, un membre de ma famille m’a ramené des cartes postales de  la Rome antique. Une telle alchimie s’est produite que j’ai eu envie de reconstituer Rome comme elle était à l’époque ». Depuis, Gilles Chaillet n’a jamais lâché ses crayons.
Après avoir illustré des bandes dessinées d’époque chez Casterman et Glénat, il vient de sortir un livre Dans la Rome des Césars aux éditions Glénat. « Ce jour-là, il s’est passé quelque chose. J’ai demandé à mon père une grande feuille de papier. Rome est restée dans mon esprit ». C’est ainsi que Gilles Chaillet se lance dans l’aventure du dessin en essayant de conjuguer ses deux passions : la BD et Rome. « Petit à petit, j’ai créé mes personnages, travaillé sur un plan de la ville et rassemblé deux mille fiches des monuments que je mettais sans cesse à jour ».

« Mon plan a dormi  pendant dix ans »

D’une première reconstitution à l’âge de quatorze ans à son dernier chef-d’œuvre de 2,60 m sur 1,60 m, le temps s’est écoulé. Au fil des ans, l’envie de constituer un plan de Rome antique s’est affirmée pour aboutir à une fresque exposée au pavillon des arts. « Mon plan a dormi dans un carton pendant dix ans et en 1989, je me suis senti prêt ».
L’ouvrage gigantesque qui a nécessité 5000 heures de travail présente la ville romaine telle qu’elle était au Ve siècle. Chaque maison et rigoureusement dessinée. Les célèbres places que l’on connaît aujourd’hui sont reconnaissables, le Panthéon, le Circo Massimo. En 2003, Jacques Glénat découvre le plan et décide de l’éditer. Gilles Chaillet invente donc un personnage d’époque qui vient en visite à Rome pour la première fois. « Il donne vie au récit. Avec lui on visite les lieux, on sent les odeurs, tout ce qu’un livre d’archéologie n’évoque pas ». Des étoiles dans les yeux, l’artiste margencéen ne pense qu’à son prochain voyage dans la ville éternelle qu’il connaît déjà par cœur.

Caroline MONTSARRAT
Echo Régional du 28 novembre 2007