La fermeture du magasin inquiétait la population. Pour informer les Bessancourtois de l’issue de la crise qui oppose la direction de Leader Price et le propriétaire des murs, la mairie a organisé une réunion publique.

Les rayons sont vides, les rideaux de fer baissés, l’enseigne bleue et rouge a été retirée. Depuis une semaine, plus rien ne témoigne de l’activité passée du Leader Price de Bessancourt ouvert en 1989. Seul, un panneau jaune indique que le magasin le plus proche se situe à Herblay, à environ 10 kilomètres de là…

Depuis l’annonce de cette fermeture l’inquiétude a gagné les habitants. Une pétition circulait encore la semaine dernière pour le maintien d’un commerce. Pour tenter de trouver une solution, le maire de Bessancourt Jean-Christophe Poulet est même sorti de ses prérogatives. « C’est vrai que je suis sorti de mon rôle d’élu. Nous nous sommes présentés comme des médiateurs dans ce conflit de personne qui oppose l’ex-directeur de Leader Price et les nouveaux actionnaires de l’enseigne », expliquait-il le 23 novembre dernier lors d’une réunion publique en mairie.

Un conflit de personnes

Le PDG de Leader Price a en effet été mis en minorité lors du rachat de son enseigne par le groupe Casino. Limogé de son poste, le directeur général, également propriétaire des murs du magasin de Bessancourt a ainsi décidé de fermer le Leader Price en signe de « représailles ». Conséquence, une douzaine d’employés se retrouvent à la porte, licenciés. Casino leur a proposé de les reclasser à Colombes, Bezons ou encore à la  Garenne-Colombes mais chacun le sait : il n’est jamais évident d’aller travailler ailleurs quand on vit à proximité de son lieu de travail et qu’on a pas forcement de voiture.

Le 4 octobre quand le couperet est tombé, Jean-Christophe Poulet organisait une première réunion publique. « Nous avons essayé de trouver un terrain d’entente mais cela est impossible dans ce conflit entre actionnaires. Mais nous avons eu la promesse du propriétaire d’aller jusqu’au bout pour qu’une autre enseigne puisse ouvrir et que les habitants puissent faire leurs courses, relate l’édile. De notre côté, nous avons contacté différentes enseignes et avons mis en contact Super U avec le propriétaire. Des discussions sont en passe d’aboutir. Nous espérons une ouverture en janvier prochain mais aussi que les salariés puissent être embauchés par l’enseigne ».

Vendredi dernier, les responsables de cette enseigne ont visité le magasin et sont sortis satisfaits. Le bail n’a pas encore été signé mais, selon nos informations, ce n’est plus qu’une question de jours.

Pour l’heure, et jusqu’au 14 décembre, la municipalité a mis en place des navettes pour conduire les Bessancourtois dans différents magasins de la région. Le maire appelle également au co-voiturage et à la solidarité le temps que l’ancien Leader Price rouvre ses portes. Les habitants et le maire croisent les doigts.

Nicolas BRIARD
avec Marine Chailloux

Echo régional du 5 décembre 2007