Une bombe artisanale a été retrouvée mardi matin au pied du radar fixe à hauteur de Baillet-en-France sur la Francilienne. La circulation a été totalement interrompue le temps du désamorçage, par le service de déminage de la police.

 Le paquet a été découvert par un service d’entretien.

Depuis 2001, 3800 actes de vandalisme ont été répertoriés, allant d’une simple couche de peinture sur l’objectif de l’appareil photo à la découpe au chalumeau dans l’Hérault ou encore l’emploi de dynamite en Corse.
La dernière destruction par explosion connue d’un radar remonte au 6 juin 2007. Dans l’Oise à Aumont-en-Halatte, au lieu dit d’Apremont situé sur la D330 entre Senlis et Creil. Le radar avait été détruit par une bombe artisanale.
Des morceaux de l’appareil avaient été projetés à  plus de 15 mètres du socle de la cabine. Le 3 avril précédant, un engin explosif du même type y avait été retrouvé sans avoir explosé en raison d’un défaut de minuterie.

La loi punit sévèrement les auteurs de ce genre de malveillance. La peine va de 3 ans de prison et 50 000 euros d’amende. Depuis 2003, 80% des cabines ont été victimes d’au moins un acte de vandalisme. 60% d’entre elles l’ont déjà été deux fois.
Un radar fixe coûte environ 80000 euros. C’est un très bon investissement puisqu’il peut rapporter 100 fois plus en une seule année. Le record de la rentabilité revient à un radar fixe situé sur l’A9 et qui a permis de dresser 145000 contraventions en 2006. Pour remplir des objectifs toujours plus élevés, les radars les moins rentables sont déplacés.

En 2006 ce sont presque 6 millions de flashs qui ont rapporté environ 350 millions d’euros. 8 millions de points ont été retirés et officiellement 85000 personnes se sont fait prendre sans permis.