Des habitants du quartier de Nogent, riverains de l’hypermarché Leclerc rue de Beaumont,  interpellent le député-maire de L’Isle-Adam et le préfet du Val-d’Oise. Ils dénoncent des nuisances et des désagréments après l’extension du magasin.

À cause du bruit, depuis que nous sommes arrivés à L’Isle-Adam rue de Nogent,  nous ne dormons plus. Mon fils de 18 mois a des troubles du sommeil et le médecin a dû le mettre sous somnifères ! », s’alarme Marguerite Loth une habitante. Son appartement est situé juste au-dessus de la blanchisserie, voisine du Centre Leclerc. Depuis un peu plus d’un an, elle compte les camions de livraisons qui débarquent dès 6 heures du matin. « Du lundi au samedi, c’est l’enfer. Les riverains sont réveillés par les bruits des moteurs, par les manœuvres périlleuses des camions, par la sirène de l’alarme du supermarché qui se déclenche pour un oui ou pour un non… », poursuit-elle.

« Mon fils de 18 mois sous somnifères »

Dans les rues aux alentours, une vingtaine de riverains est dans le même cas. « Notre cadre de vie est totalement dégradé. Nous avons supporté pendant quelques mois, les travaux d’extension du magasin. Les camions devaient décharger leurs marchandises dans la rue, les chariots élévateurs faisant des allers et retours avec la sirène de recul bien sûr. La viande était transportée dans des caddies, nous laissant perplexes quant aux mesures d’hygiène. Nos voitures, par les manœuvres dangereuses, ont fait les frais de quelques chauffeurs sans scrupule. Sans parler des risques d’accidents pour les piétons et pour la circulation des voitures dans la rue de Nogent », poursuit Françoise Langlois-Thillou, une autre habitante.
Ces doléances, ces griefs, ils les ont exposés au propriétaire du supermarché, sans succès. Ce centre Leclerc est installé entre la rue de Beaumont et la rue de Nogent depuis 1977. Les camions de marchandises, les habitants ont du vivre avec, aux heures de livraison, tôt le matin.

Des solutions ?

« Mais notre patience et notre tolérance ont des limites. Plusieurs fois, nous avons demandé aux chauffeurs d’éteindre leurs moteurs, d’éviter de klaxonner. Nous avons depuis des mois alertés le maire, Axel Poniatowski. Depuis plus de trois mois, nous tentons de résoudre à l’amiable les différents qui nous opposent au propriétaire de Leclerc. Mais il refuse toute réunion même quand la mairie propose une médiation », ajoute Marguerite Loth.

Le propriétaire du supermarché que nous avons tenté de joindre (en vain), aurait cependant accepté le principe des requêtes de la commune. « Nous sommes allés sur place et avons constaté en effet que le rayon de manœuvre des camions est insuffisant. Nous avons ainsi demandé au propriétaire de déplacer le portail d’entrée pour qu’il soit dans l’axe du parking et que le déchargement se fasse le long du magasin. Un mur devrait être construit en parallèle du magasin pour y installer derrière les palettes et les ballots de reconditionnements des cartons. Devant ce mur, nous avons demandé qu’il soit planté des végétaux. Il en est de même sur le toit de l’établissement pour que soient au mieux dissimulés les conduits d’aération et de climatisation. Enfin, nous demandons que sur le côté et à l’arrière du magasin soient retirés les bardages métalliques au profit d’un mur lisse qui s’intégrera mieux dans le paysage », confie Philippe Leballeur, adjoint à l’urbanisme.

Concernant le bruit des camions de bonne heure, des aménagements des plages horaires pour les livraisons pourraient être apportés. Une solution entre les mains du propriétaire. Les riverains attendent et comptent toujours les moutons, réveillés par le bruit des camions dès 6 heures du matin.   
   
Nicolas BRIARD
Echo Régional du 12 décembre 2007