Grièvement brûlée par les flammes qui ont ravagé son logement samedi soir,
Isabelle, 40 ans, souffrant de handicap physique, est décédée dimanche à l’hôpital.

Lorsque les pompiers ont emmené Isabelle à l’hôpital, ils indiquaient à sa fille qu’au vu de l’état critique de sa mère l’espoir était mince de la voir s’en sortir. Et malheureusement, il n’y eut pas de miracle, la Sarcelloise de 40 ans décédant quelques heures plus tard des suites de ses blessures. Au lendemain de ce drame, de nombreuses questions se posent. Isabelle, qui était handicapée, résidait au 2e étage de l’immeuble.
Il est aux alentours de 22 heures samedi lorsque l’incendie se déclare dans l’appartement d’Isabelle situé au 11, allée Rodin à Sarcelles. à l’arrivée des pompiers, d’importantes flammes s’échappent depuis les fenêtres qui volent en éclat sous l’effet de la chaleur. « C’était incroyable, les flammes étaient immenses. Je n’avais jamais vu ça», raconte un riverain.

Elle avait du mal à se déplacer

Les hommes du feu déploient deux lances pour venir à bout de l’incendie. La crainte est grandissante de voir d’autres appartements touchés. Mais surtout, la violence du feu leur pose d’énormes problèmes pour venir en aide à Isabelle, prise au piège dans son appartement. âgée de 40 ans, elle a énormément de difficultés à se déplacer depuis un accident durant lequel elle a également perdu l’usage d’un bras. 
Les pompiers réussissent finalement à sortir Isabelle de cette fournaise. Mais la victime a perdu connaissance. Les secours lui prodiguent des soins intensifs pour la ranimer. Au bout de quarante-cinq minutes, ils arrivent finalement à faire repartir son coeur. Isabelle est emmenée d’urgence au service des grands brûlés du centre hospitalier Saint-Antoine à Paris dans un état critique. Elle décédera finalement quelques heures après son admission.

Alors que l’origine de l’incendie reste pour l’instant inconnue, certains n’hésitent pas à fustiger ce logement au 2e étage de l’immeuble malgré son handicap, allant jusqu’à insinuer qu’il serait la principale cause du décès.
Toutefois, rien ne permet de conclure que sa difficulté à se déplacer ait été la seule raison de son « emprisonnement » dans son appartement. à la mairie, on précise d’ailleurs que la victime avait certes des problèmes pour marcher, mais qu’elle n’était pas en fauteuil roulant. Critiqué par ses opposants, le député-maire François Pupponi indiquait également que la construction de logements pour les personnes âgées et handicapées était prévue dans le cadre du projet Anru.

Dans l’immeuble, plusieurs voisins ont été traumatisés par ce drame. « C’est horrible ce qui s’est passé », lâchait une vieille dame qui ne voulait pas s’étendre davantage sur le sujet. L’incendie n’a fait aucun autre blessé. Cependant, des appartements ont été endommagés par les fumées entraînant le relogement à l’hôtel d’une quinzaine de personnes.

Thomas HOFFMANN
L’Echo Régional