Le député de Pontoise, membre de la commission des lois à l’Assemblée Nationale, a réagi aux interrogations de Philippe Schmitt, père de la victime avant l’étude du projet de loi sur la rétention, débattu hier mardi 8 janvier.

Depuis le meurtre de sa fille de 23 ans, le 25 novembre dans une rame du RER D à Louvres, Philippe Schmitt rencontre des associations de victimes, des parlementaires et élus divers. « Le dialogue est poli mais difficile », précise-t-il. « Je parle de protection des jeunes filles et femme. De prévention à l’encontre de récidivistes potentiels mais repéré, on me répond réinsertion, libération conditionnelle. Étant entendu que l’on ne conçoit plus de conserver à perpétuité des détenus condamnés même très dangereux ».

Conscient que son combat est difficile, il ajoute : « Au-delà des mots convenus et de l’émotion, je suis très moyennement optimiste et je sais que je vais bientôt agacer. Je ne suis pas sûr qu’il existe une volonté et le réel courage pour prendre cette question à bras le corps ».
Pessimiste sur les réponses à son combat il concluait avec amertume : « Les délinquants sexuels récidivistes peuvent être tranquilles, ils ont encore de beaux jours en perspective. Ce n’est plus le cas d’Anne-Lorraine. »

L’ECHO-RÉGIONAL a pris l’initiative d’interpeller Philippe Houillon. Avocat, ancien bâtonnier à Pontoise, où l’affaire sera instruite et jugée, député et ex-président de la commission des lois, rapporteur de la commission Outreau, il est sans doute l’un des parlementaires les plus compétents pour répondre au questionnaire de Philippe Schmitt aux élus.

Suite de l’article dans l’Echo Régional du 9 janvier 2008