Dans des circonstances et pour des raisons qui restent indéterminées, Michel, 84 ans, est soupçonné d’avoir  assassiné sa femme Roberte, 87 ans, mardi soir de deux à trois coups de marteau à la tête.

Il est 20 h 30 mardi soir lorsque les policiers d’Enghien-les-Bains reçoivent un appel d’un homme leur avouant qu’il vient de tuer sa femme. Immédiatement, les fonctionnaires se rendent au domicile de ce dernier au 29 rue Paul Delinge, au coeur d’une zone pavillonnaire non loin du centre ville. Dans l’appartement situé au 4e étage de l’immeublent, ils tombent sur Roberte, 87 ans, allongée face contre sol dans le salon. Les médecins du samu tentent de la ranimer, en vain.
La victime présentant une plaie à la tête, est morte. Michel avoue aux policiers qu’il vient de tuer sa femme, de deux à trois coups de marteau alors qu’elle était assise. Interpellé, l’homme de 84 ans a été placé en garde à vue.

Un coupe très gentil et discret

C’est avec effroi que les voisins ont accueilli cette nouvelle le lendemain matin. «J’ai vu les pompiers quand je suis rentré hier soir (Ndrl : mardi) mais je n’aurai jamais imaginé ça», raconte Frédéric le voisin de palier d’un air déconcerté. Le père de famille parle d’un couple «très gentil et discret.» Ces mots reviennent en boucle dans la bouche des autres voisins. «Tout le monde les croissait, mais personne ne les connaissait vraiment», explique un locataire du 5e étage.  «Ils disaient toujours bonjour, ils avaient une bonne tête», lâche la gorge serré une habitante du 3e. Avec sa femme, ils étaient régulièrement aperçus prenant leur voiture pour aller faire des courses où se balader, toujours en couple. «Il était très attentionné et prenait soin d’elle lorsqu’elle était prise de malaise.»
Ancien gardien de l’immeuble, Michel continuait à l’entretenir  en  faisant souvent des petites réparations. « Un jour j’ai même fait appel à lui pour un problème de plafond qu’il m’a réglé », se souvient Frédéric. Ce dernier indique également que le couple recevait régulièrement la visite de leur fille et de leur petits-enfants.

 

Que s’est-il alors passé mardi soir ? Un mal profond rongeait-il le couple pour que Michel agisse ainsi ? Pourtant, personne  ne les a jamais entendus se disputer ou avoir une quelconque altercation. Par ailleurs, le couple ne semblait pas rencontrer de difficultés particulières, ni sur le plan financier, ni en terme de santé.

Thomas HOFFMANN
L’Echo Régional