L’établissement a été pris pour cible au cours des émeutes qui ont suivi la mort de deux adolescents de Villiers-le-Bel, dans une collision entre leur moto et une voiture de police. 16 000 habitants vivent dans ce quartier, et pour beaucoup, il est devenu difficile de faire ses courses. Pour certaines personnes c’est un véritable handicap. La supérette la plus proche se trouve désormais à 1 km de là. Certains ont choisi de prendre leur mal en patience. « C’est sûr, c’est un peu pénible, mais en attendant on fait avec. Et puis ici, il n’y a pas que des problèmes, c’est un quartier très agréable à vivre », déclare avec un large sourrire une mère de famille.

Les commerces de proximité en danger

Pour les commerces voisins c’est aussi un manque à gagner, assure Karim Azouani, le patron du tabac-presse. En quelques semaines, ce dernier a vu son chiffre d’affaire s’effondrer. « Quand nos clients se rendent dans un autre supremarché, ils achètent leurs cigarettes au tabac du coin. Du coup ils ne viennent plus chez moi ».

Réouverture dans un mois

Si les travaux de réhabilitation respectent les délais, le supermaché devrait rouvrir ses portes d’ici un mois.

Sur la dalle d’Argenteuil l’histoire se répète. A force d’être vandalisé le centre Leclerc avait fini par plier bagage en 2003, laissant les locaux vides pendant deux ans.

C. Obry