Des objets en tout genre sont retrouvés à proximité des rails de chemins de fer. Certains habitants craignent un déraillement du train à tout moment.

En janvier 1993, à Saint-Leu-d’Esserant, dans l’Oise, c’est une grosse pièce métallique placée sur la voie, qui avait été à l’origine d’un déraillement, suivi d’une collision. Bilan : quatre morts, et une vingtaine de blessés. À la suite de cet accident, la SNCF décida de clôturer les abords des voies ferrées en Ile-de-France. Mais à Mériel, le dispositif est jugé peu efficace. « Il y a un laxisme de la part de la SNCF, qui se refuse à admettre que les conditions de sécurité près de nos pavillons laissent à désirer », souligne Serge Fiocret, un riverain de la ligne. Ce dernier a envoyé plusieurs courriers à la SNCF et à la mairie de Mériel. Les lettres sont restées sans réponses, et c’est finalement la préfecture qui a pris le dossier à sa charge. Actuellement, ce sont les services de police qui examinent la situation. Des mesures concretes sont attendues avec impatience par les riverains.