Selon le classement rendu public par l’hebdomadaire l’Express, qui s’appuie sur les chiffres du ministère de la santé, le centre hospitalier Victor Dupouy arrive en tête des établissements les plus sûrs du pays. L’enjeu est d’importance, chaque année 750 000 personnes sont touchées par une infection à l’hôpital.

 Les statistiques font froid dans le dos. Un patient sur 20 contracte une infection en milieu hospitalier. 4000 personnes meurent ainsi chaque année.

Et pourtant, près de 30% des infections sont évitables, en respectant des régles d’hygiène. C’est dire l’intérêt du classement de l’hebdomadaire l’Express. Il donne des bonnes indications sur les moyens mis en oeuvre pour limiter les incidents, même si les résultats ne constituent pas un gage absolu de risque zéro pour les meilleurs hôpitaux. Ce palmarès est claculé selon la consommation de solutés hydro-alcooliques, c’est-à-dire des savons médicaux.

Au centre hospitalier Victor Dupouy, on incite même les patients à vérifier si les infirmières se lavent correctement les mains. « On est presque à 100% de l’objectif réclamé par le ministère, alors que les autres établissements sont en retard », déclare Florence Lemann, responsable de l’hygiène au service des urgences. En clair, on se lave plus souvent les mains à Argenteuil, un peu plus qu’ailleurs. Et le geste est primordial, insiste Florence Lemann. « Ce sont les mains qui transmettent les bactéries. Quand on pose une perfusion avec une mauvaise hygiène, on risque d’apporter une infection au patient, et notamment une maladie nosocomiale ».

Le principe d’un classement basé sur l’hygiène, au-delà d’une batterie d’indices abscons, a pour but de détecter les situations à risques. Reste que le monde médical n’aime pas communiquer sur ces questions. Dans le Val-d’Oise, l’hôpital d’Eaubonne-Montmorency, et la clinique Girardin d’Enghien-les-Bains, n’ont pas délivrées d’informations sur ce sujet.

Christophe Obry