A 29 ans, Guerric Jacquet s’attaque à l’un des poids lourds de cette élection, le sénateur-maire, Bernard Angels (PS). Aux commandes de la ville depuis 31 ans, ce dernier devra faire face à un renouveau de la droite.

 La politique aime les symboles. Si la gauche devait avoir une forteresse, ce serait à Ecouen. La ville fait figure de bastion socialiste, depuis que Bernard Angels dirige la commune depuis 31 ans. Un règne auquel Guerric Jacquet souhaite mettre fin. Installé à Ecouen depuis seulement huit mois, le benjamin des municipales se défend d’être un parachuté. « Sur l’ancienneté, je ne peux pas battre mon adversaire, car lorsqu’il a été élu pour la première fois, je n’étais pas encore né », ironise-t-il.

Si jeunesse rime souvent avec manque d’expérience, son parcours dans différents cabinets ministériels tend à prouve le contraire. Aujourd’hui, il planche à Bercy sur la réorganisation et l’optimisation de la fonction publique. Ce dernier entend bien incarner à sa manière une « rupture » avec la politique menée par la gauche. « Ce sont les idées de la majorité présidentielle qui séduisent les habitants », analyse le candidat de l’UMP. Guerric Jacquet veut sûrement tirer partie d’une dynamique électorale, où au second tour de l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy a totalisé 54% des voix à Ecouen, même si le président de la République chute actuellement dans les sondages.

Guerric Jacquet n’est pas venu les mains vide à Ecouen. Dans sa valise, il a apporté des propositions qui s’articulent autour de plusieurs priorités. La première, serait de permettre à la ville d’adhérer à la communauté de communes de l’Ouest de la Plaine de France. Création d’une crèche, modernisation du centre-ville, implantation de PME sur le territoire, forment la colone vertébrale de son programme. Avantage ou non, dans une ville où 45% de la population à moins de 30 ans, le jeune protégé du député-maire de Domont, Jérôme Chartier, espère bien coller à la réalité de la ville.

*Ezanville, Domont, Saint-Brice-sous-Forêt, Picop, Moisselles, Bouffémont.

 

Christophe Obry