Le député-maire de Sarcelles a voté pour cette loi durcissant la législation sur l’utilisation des mini-motos. Elle a d’ailleurs fait l’unanimité à l’Assemblée. Pourtant, François Pupponi veut aller encore plus loin et estime que cette loi ne réglera pas tous les problèmes posés par ces engins.
 
 « Je n’ai pas le sentiment qu’après avoir voté ce texte, qui va dans le bon sens, qui permet de réglementer la vente et l’utilisation de ces engins de mort, nous aurons tout à fait terminé notre travail, nous aurons vraiment réglé le problème. » Le député-maire de Sarcelles est septique quant à la mise en place de cette nouvelle législation. Les mini-motos sont en effet déjà interdites sur la voie publique et pourtant cela n’empêche pas certains de l’utiliser les rues de nos communes. François Pupponi voudrait aller plus loin et profiter de l’unanimité des courants politiques sur ce sujet pour trouver des solutions pérennes.
 
Des interventions difficiles
 
Face à ces « engins de mort, la police n’a pas les moyens d’intervenir » affirme François Pupponi qui ajoute : « J’irai même jusqu’à dire que, lorsque jeunes ou moins jeunes utilisent ces véhicules sur la voie publique, la police ne doit pas intervenir, sous peine de mettre en danger non seulement les jeunes qui conduisent mais également ses propres fonctionnaires. »
 
Le nombre de ces motos est estimé à 40 000 en France. La nouvelle loi, qui doit être examinée par le Sénat, prévoit l’interdiction pour les mineurs de moins de 14 ans et une amende de 1500 euros en cas de ne non-respect de cette règle. Le second article de ce texte affirme que ces mini-motos « ne peuvent circuler que sur des terrains adaptés à leur pratique ». Une saisie est possible en cas d’utilisation illégale. Enfin, cette loi durcit les conditions de vente de ces engins.
 
Adrien Hilpert