La candidate socialiste à la présidentielle s’est rendue ce matin dans le quartier de Marcouville à Pontoise pour soutenir le candidat aux élections municipales, Didier Peyrat, « le bon maire pour mieux vivre ensemble dans les quartiers. » Accueillie par une centaine de personnes, Ségolène Royal était venue à la rencontre des habitants de Marcouville.
 Didier Peyrat a choisi le quartier de Marcouville « coupé du reste de Pontoise par une voie rapide sans mur antibruit » pour recevoir Ségolène Royale. Un quartier de 3000 habitants où les petits commerces ont fermé les uns après les autres. « Il y avait 11 petits commerces, il n’y en a plus que 2 » dénonce Didier Peyrat lors de la visite. « Le projet de Pontoise ensemble est de réunifier la ville et de remettre Marcouville au centre » avance-t-il un peu plus loin.
Ici, Ségolène Royal a réunit 67% des suffrages au second tour de l’élection présidentielle. Une réalité qui se vérifie lorsque qu’une dame interpelle la candidate socialiste. « C’est vous qui auriez du être notre présidente ! » s’exclame-t-elle alors que des applaudissements se font entendre.
La candidate socialiste a profité de son discours pour accuser une fois de plus le gouvernement d’avoir vider les caisses et pour dénoncer le « règne de l’argent fou ». Elle s’est également attaqué aux grands patrons : « Pendant que les grands patrons des grandes entreprises ont gagné plus de 40% de salaire, ce sont les petits et les moyens qui doivent payer pour les puissants parce qu’ils (NDLR : le gouvernement) ont vidé les caisses. »
Dans son discours, Ségolène Royal demande aux habitants «de  mettre toute cette énergie que je vois devant moi au service de la victoire aux élections municipales mais ensuite au service du  travail à faire ensemble. » Avant de conclure : «  Alors bonne campagne ! Je suis avec vous !»
De leur côté, les jeunes du quartier, qui ont interpellé le candidat socialiste sur le manque d’infrastructures sportives, restaient sceptiques sur l’efficacité d’une telle visite : « On est content que Ségolène soit venue mais ça va rien changer pour nous ».

Adrien Hilpert