Dans un communiqué de presse commun, trois élus socialistes du secteur dénoncent "les conditions de déroulement de ce déploiement de force". Un communiqué signé par le député  maire de Sarcelles François Pupponi, la sénatrice de Villiers-le-Bel Raymonde Le Texier et le maire de Villiers-le-Bel Didier Vaillant.

"Que les forces de l’ordre agissent pour arrêter les fauteurs de trouble et en particulier les délinquants qui ont tiré sur des policiers, on ne peut que s’en satisfaire. Mais dans un même temps, les conditions de déroulement de ce déploiement de force posent plusieurs interrogations, réagissent les trois élus. D’abord, que la presse ait été prévenue de cette intervention tend à démontrer qu’il y a eu de la part des plus hautes autorités de ce pays la volonté de mettre en scène cette opération de police dans un climat électoral particuliers à 3 semaines du premier tour des élections municipales et cantonales."

Les élus affirment avoir appris par la presse l’intervention : "il est tout à fait regrettable que les élus, en première ligne il y a quelques mois et sur qui les mêmes autorités se sont largement appuyées pour faire revenir le calme, aient été prévenus après le déploiement des forces de police. La médiatisation de où l’immense majorité des habitants vit, travaille, élève ses enfants comme tout un chacun. Ce dont nous avons besoin dans nos quartiers, c’est d’une sécurité au quotidien, d’emplois, de services publics…"

Le député  maire de Sarcelles François Pupponi, la sénatrice de Villiers-le-Bel Raymonde Le Texier et le maire de Villiers-le-Bel Didier Vaillant rappelle leurs exigences sur le terrain : "Le classement du commissariat de Sarcelles en catégorie 1 compte-tenu du nombre d’habitants et l’affectation de 40 policiers supplémentaires.
L’affectation de policiers permettant de doter correctement le nouveaux commissariat de Villiers le bel. A ces deux questions, nous n’avons obtenu à ce jour aucune réponse du gouvernement.
"