Razzy Hammadi, secrétaire national du PS à la Riposte, dénonce «l’escalade du mépris». De son côté, le candidat PS aux municipales, qui avait profité de la visite de la Secrétaire d’Etat aux Droits de l’Homme pour ressortir l’affaire du malodore, se déclare « profondément choqué » par ses propos. Rama Yade les a depuis corrigés.

Razzy Hammadi qualifie Rama Yade de «secrétaire d’Etat aux droits de l’Homme sauf ceux des SDF», dans un communiqué de presse publié avant qu’elle ne revienne sur ses propos.

En fin d’après-midi, c’est le candidat socialiste aux municipales qui revenait sur la déclaration de Rama Yade. « Informés de la venue de la Secrétaire d’Etat aux Droits de l’Homme à Argenteuil pour soutenir le Député-Maire UMP de la ville Georges Mothron, nous espérions qu’elle en profiterait pour lui indiquer sa désapprobation sur l’utilisation l’été dernier de produits nauséabonds contre les SDF. C’est râté !», déclare Philippe Doucet dans un communiqué de presse tombé après que Rama Yade soit revenue sur ses propos (voir ici)

« Nous sommes profondément choqués que l’on puisse considérer que l’utilisation d’un répulsif contre des êtres humains fasse partie des outils à la disposition d’un Maire, déclare le candidat PS. Nous n’imaginions pas qu’une Secrétaire d’Etat aux Droits de l’Homme puisse tenir de tels propos, manifestement la nouvelle génération UMP ressemble fortement à l’ancienne génération RPR. »




Ce jeudi, Rama Yade est revenue sur ses propos : « Dans la rapidité, dans un couloir, je me suis peut-être très mal exprimée », a-t-elle déclaré à l’AFP. « Quand je disais il faut tout tenter, je voulais dire qu’il fallait répondre aux préoccupations des gens. Ca ne veut pas dire que ce qu’on propose c’est bien ». « Je ne justifie rien du tout », a-t-elle assuré.

Puis au micro de France Info, Mme Yade a enfoncé le clou voulant mettre un terme à toute polémique, ses propos ayant été repris dans plusieurs médias notamment en ligne : « Mon avis est clair, net et sans ambiguïté, je l’ai d’ailleurs dit à Georges Mothron : je condamne fermement l’utilisation du Malodore. Et en plus je le fais d’autant plus volontiers que moi qui suis chargée de la question des droits de l’Homme, honnêtement je ne peux pas cautionner ça. Il n’y a aucune ambiguïté, aucune  »

O.Z.