Pour ces élections municipales, le Front National ne présente que trois candidats à Enghien-les-Bains, Herblay et Taverny, contre cinq en 2001. En revanche pour les cantonales, les 20 cantons renouvelés verront un candidat frontiste se présenter. Optimiste, Jean-Michel Dubois, leader du FN dans le Val d’Oise, prévoit des « scores meilleurs qu’en 2001 ».
 
Le Front National se remet doucement mais sûrement de son mauvais score aux législatives de juin dernier, « qui n’étaient pas la Bérézina non plus ». Dans un contexte différent le parti de Jean-Marie Le Pen espère récupérer ses électeurs partis voir du côté de l’UMP si l’herbe était plus verte. Pour Jean-Michel Dubois, le FN ferait même carton plein : « 100% des électeurs du FN qui ont voté Sarkozy reviennent vers le parti. » ¨
 
Pour ces élections, le patron de la section FN du Val d’Oise est optimiste : « a priori, on devrait faire de bons scores. Rien à voir avec ceux de juin dernier dans le contexte que vous savez (la volonté des électeurs de donner une majorité au Président tout juste élu NDLR)». Pour cela il s’appuie sur deux arguments : la faible cote de Nicolas Sarkozy dans les sondages et les résultats des élections partielles sur le canton de Sannois en septembre et dans la 8ème circonscription en décembre. Lors de ces scrutins, le Front National a doublé ses scores des législatives.
 
Parité, intimidation et problème de structure
 
Pour Jean-Michel Dubois, candidat aux deux élections à Enghien-les-Bains, le faible nombre de listes présentées aux municipales s’explique par « la structure locale pas très forte du FN et la loi de parité qui ne [les]a pas aidé. » D’autres arguments s’ajoutent pour certaines communes, comme à Argenteuil. Au dernier moment, la liste menée par Micheline Bruna, qui avait récolté 14% des voix en 2001, a vu « quatre colistiers se retirer suite à des intimidations » selon Jean-Michel Dubois.
 
S’il présente peu de candidats aux municipales, le Front National veut jouer un rôle important aux cantonales. Avec des prétendants dans chaque canton, le parti de Jean-Marie Le Pen pourrait être le trublion inattendu de ces élections. En concurrence directe avec le MoDem pour le rôle d’arbitre, le FN reste, selon son leader départemental Jean-Michel, « la troisième force politique du Val d’Oise » loin devant le parti de François Bayrou. 
 

Adrien Hilpert