La statistique est impressionnante : dans 9 cas sur 10, le maire sortant a été reconduit par les électeurs. Sur les 57 communes de plus de 3500 habitants du Val d’Oise où le maire en place se représentait, 51 ont choisit la continuité. Seulement six candidats ont réussi à détrôner un élu sortant.
 
 Si le Conseil Général du Val d’Oise a basculé de droite à gauche, peu de villes ont changé de couleur politique. Elles ne sont que six à avoir sanctionné le maire sortant. Argenteuil, Bouffémont, Courdimanche, Jouy-le-Moutier et Montmorency sont passées de droite à gauche. La poussée à gauche constatée aux élections cantonales s’est donc confirmée aux municipales. Seule Saint-Leu a basculé de gauche à droite avec l’élection de Sébastien Meurant (UMP) au détriment du sortant Jean Le Gac (DVG) qui s’est retiré après un premier tour décevant (10,9% des voix).
 
90% des communes ont choisi la stabilité
 
Sur les 62 villes de plus de 3500 habitants, 56 ont gardé la même couleur politique, 51 avec le même maire. Dans 72% des cas où le maire sortant a été réélu, l’élection s’est limitée à un seul tour. C’est la preuve que la prime au sortant est très importante lors des scrutins locaux et que les électeurs font confiance à l’équipe municipale en place. Dans cinq communes, toutes à droite, le maire en place ne s’est pas représenté mais cette situation n’a pas donné lieu à des changements de camps politiques.
 
34 communes à droite, 27 à gauche
 
Comme pour les cantonales, les élections municipales ont confirmé la poussée nationale à gauche. La droite garde quand même l’avantage au nombre de communes détenues malgré la perte de villes importante comme Argenteuil et Montmorency. 34 villes du Val d’Oise ont un maire de droite à leur tête (24 UMP, 10 Divers Droite) et 27 sont à gauche (17 PS, 5 PCF, 4 Divers Gauche et 1 MRC). Guy Messager, patron du Modem dans le département, est le seul représentant du parti de François Bayrou à la tête d’une commune (Louvres).
 

Adrien Hilpert