Lydie Debaine, 66 ans, comparaît ces mardi et mercredi devant les cours d’assises du Val d’Oise pour avoir noyé sa fille en mai 2005. La jeune femme de 26 ans souffrait d’un handicap lourd, dû à une méningite contractée à la naissance. L’avocate de Lydie Debaine a l’intention de plaider l’acquittement.
 
Ces deux prochains jours à Pontoise, les jurés vont devoir déterminer si le geste de Lydie Debaine constitue un acte d’amour d’une mère impuissante face à la douleur de sa fille ou de désespoir d’une femme à bout de force. En mai 2005, Lydie Debaine, alors âgée de 62 ans, a noyé sa fille de 26 ans, handicapée mentale et invalide à 90%, après l’avoir droguée dans la maison familiale de Groslay. Ensuite, elle a tenté de mettre également fin à ces jours de la même manière.
 
26 années au chevet de sa fille
 
Cette affaire relance le débat de l’accompagnement des familles, dont l’un des membres est victime d’un lourd handicap, et du manque de place dans les institutions spécialisées.
Si un expert psychologue avance un épuisement psychique de Lydie, son avocate elle parle d’une geste d’amour pour sa fille. Mercredi, elle plaidera l’acquittement de sa cliente.
 

Adrien Hilpert