Assignée par le syndicat Force Ouvrière ce matin, l’enseigne de Bricolage Leroy Merlin connaîtra la décision du juge de Pontoise le vendredi 16 mai. De son côté, la librairie Le Grand Cercle également convoquée ce vendredi, ne connaît pas encore sa date de jugement

 Le tribunal de Pontoise rendra sa décision le 16 ami dans le conflit qui oppose Force Ouvrière à Leroy Merlin. A la sortie de l’audience l’avocat du magasin de bricolage, Benjamin Duffour, a dressé un bilan des conséquences d’une fermeture dominicale des trois magasins de l’enseigne dans le Val d’Oise. Pour lui, « 128 étudiants sont directement menacés, 336 salariés volontaires pour travailler le dimanche perdraient 26% de leur rémunération et enfin 214 employés qui ne travaillent le dimanche mais profitent du Chiffre d’Affaire réalisé ce jour à travers des primes, laisseraient 16% de leur salaire ». Il craint également une baisse de 35% du chiffre d’affaire en cas de fermeture dominicale.
 
Le cas de Leroy Merlin ressemble à celui des magasins spécialisés dans l’électroménager, condamnés à fermer le dimanche alors que l’enseigne Conforama vend également ce genre de produits mais est autorisé à ouvrir depuis la loi Chatel sur l’ouverture des magasins d’ameublement. En effet, le « secteur jardinerie représente 10% du chiffre d’affaire de Leroy Merlin » indique son avocat, Me Duffour. Pourtant les autres enseignes spécialisées dans ce domaine comme Truffaut sont autorisées à ouvrir le dimanche.
 
L’avocat est pessimiste sur cette affaire. « A Aix-en-Provence, le juge des référés a donné raison au magasin de bricolage, mais ici, à Pontoise, le juge condamne systématiquement les enseignes dans les affaires de ce genre » a-t-il précisé à la sortie de l’audience. Leroy Merlin risque d’être condamné à verser à FO une astreinte de 40 000€ par dimanche ouvert.
 

Adrien Hilpert