Dans un communiqué, Alain Goujon, maire UMP de Montlignon et Président de Val et Forêt, revient sur les raisons du départ annoncé de Franconville de la Communauté d’Agglomération Val-et-Forêt. Il met en avant la question de la représentativité des villes à la proportionnelle et l’enjeu de la police intercommunale.

L’une des raison du désaccord serait la volonté de Francis Delattre de prendre la vice-présidence liée à la sécurité et à la prévention de la délinquance. "Cette vice-présidence lui a été refusée car elle l’aurait en effet amené à assurer la responsabilité de la Police Municipale Intercommunale", affirme, dans un communiqué,
Alain Goujon nouveau président de Val-et-Forêt. Et ce dernier de déclarer que "la vision du maire de Franconville est diamétralement opposée à celle des autres maires de l’Agglomération, tant sur le rôle que sur l’organisation et les fonctions relevant des policiers municipaux, Francis Delattre souhaitant notamment que les agents soient armés et qu’ils assument des missions de Police Nationale, ce que refusent catégoriquement les autres communes"
 
Par ailleurs, Val-et-Forêt ne souhaitait pas être "en position délicate avec le Conseil Général" en nommant Francis Delattre à la commission sécurité de l’intercommunalité. "En effet, la vice-présidence au Conseil Général du Val d’Oise est assurée par le conseiller général Gérard Sébaoun, membre de l’opposition à Franconville", écrit M. Goujon. La responsabilité de la sécurité est revenue au maire de Saint-Prix Jean-Pierre Enjalbert, "le Poste central de Police Municipale intercommunale étant situé sur la commune de Saint-Prix depuis l’année dernière".

Autre point soulevé par le nouveau président de Val-et-Forêt : la représentativité des villes à la proportionnelle au sein du Conseil communautaire de Val-et-Forêt. "Le principe fondateur de l’Agglomération auquel toutes les villes ont adhéré à leur entrée dans l’intercommunalité est basé sur l’équité entre les villes : « une commune, une voix », affirme
Alain Goujon.Francis Delattre est le seul à défendre le principe de la proportionnalité qui avantagerait sa commune autant qu’il lèserait les petites communes."

Fin de l’histoire le 15 mai prochain, date d’un conseil municipal extraordinaire à Franconville qui devrait entériner le retrait de la commune de la communauté d’agglomération.