Les Etats généraux pour le logement en Ile-de-France ont rendu leurs propositions mardi. L’enjeu est d’importance, face à la pénurie de logements sociaux il faudrait construire 60000 nouveaux HLM par an d’ici à 2030. Le président de la région Ile-de-France a proposé au ministre Christine Boutin trois propositions.

En octobre 2007, Christine Boutin installait le Comité de pilotage des Etats généraux pour le logement en Ile-de-France, qui devait élaborer des « propositions organisées et concrètes », pour résoudre la crise du logement en Ile-de-France.

 Mardi 13 mai, la Ministre du logement réunissait le Comité de pilotage pour donner ses conclusions. La Région pilotée par le socialiste Jean-Paul Huchon a fait trois proposition :
1.    Création du SLIF (Syndicat du logement en Ile-de-France) : mieux organiser la chaîne de production du logement pour plus d’efficacité. L’Ile-de-France compte 374 000 demandeurs de logements sociaux, avec des logements de plus en plus chers (doublement des prix de l’immobilier en 8 ans) et des ménages de plus en plus précaires.
2.    Instauration d’un plan d’urgence pour le logement social : mobiliser davantage de moyens
3.    Triplement des sanctions de non-respect de la loi SRU : pour assurer une réelle mixité sociale. Pour rappel 50% des communes franciliennes n’ont aucun logement social.

Rappelons que le SDRIF (document d’aménagement pour les 25 ans à venir) propose de construire 1,5 millions de logements d’ici à 2030, soit 60 000 logements/an en moyenne.
L’objectif régional affirmé pour la politique du logement est de 240 000 logements sociaux d’ici 2010.  Depuis 1998 la Région a consacré plus de 1,4 milliard d’euros au logement.

Dans son édition web de mardi le Moniteur revient sur ces états généraux et explique que "chaque commune de la région, selon ses caractéristiques, ses besoins et ses ressources, pourrait se voir proposer par le préfet un objectif sur trois ans pour le logement et l’hébergement avec obligation d’établir et de respecter un plan de production de logement. Un renforcement des Programmes Locaux de l’Habitat qui concerneraient à la fois la construction neuve de logement sociaux (3 à 6.000 logements par an) ou privé, mais aussi l’hébergement temporaire (maisons d’étudiants, maisons de retraites, résidences sociales à vocation familiale) ou d’urgence (terrains pour caravanes ou "villages de l’espoir")".

Si les acteurs concernés ne jouaient pas le jeu, les préfets pourraient se substituer aux maires et délivrer les permis de construire.