Ils étaient près de 1500 riverains à manifester dimanche à Poissy (78). Les habitants des communes jonchant le futur prolongement de l’A104 entre Orgeval et Méry-sur-Oise craignent des conséquences sur leur santé.
 
 Masques de chirurgiens sur leurs nez, les manifestants étaient nombreux à avoir répondu à l’appel du « Comité de liaison contre l’A104 », créé par les maires de Poissy, Carrières-sous-Poissy et Conflans-Sainte-Honorine et du COPRA184.   
 
Le tracé retenu par Dominique Perben, ministre de l’Equipement en octobre 2006, pour prolonger l’A104 entre Orgeval (78) et Méry-sur-Oise concerne 180 000 habitants dont 34 000 à proximité immédiate du tracé. Les arguments des manifestants ne manquent pas mais l’aspect sanitaire revient le plus souvent. Le prolongement de l’A104 traversera une zone urbaine relativement dense, avec ses écoles, ses hôpitaux, ses parcs. « A Herblay, l’autoroute passerait à 200 mètres d’une école maternelle » dénoncent les habitants qui craignent pour la santé de leurs enfants, sept fois plus sensibles à la pollution que les adultes.
 
L’Etat a lui-même prévu une augmentation de 28% des gaz à effet de serre autour des 22 kilomètres du tracé. Avec 110 000 véhicules par jour, ce tracé semble bien loin des recommandations du Grenelle de l’Environnement.  
 
Adrien Hilpert