Samedi matin le personnel de l’hôpital d’Argenteuil organise une manifestation. Il dénonce le nouveau « plan de retour à l’équilibre » qui vient d’être imposé à l’hôpital par l’Agence Régionale de l’Hospitalisation mais aussi « une logique de casse du service de santé publique. »
 
 Organisée par le comité de défense de l’hôpital d’Argenteuil, la manifestation de samedi ira du centre hospitalier à la sous-préfecture. Une délégation emmenée par le maire de Bezons, Dominique Lesparre, ira déposer une pétition de 5000 signatures. Les manifestants dénoncent le plan de retour à l’équilibre imposé par l’Agence Régionale de l’Hospitalisation. « Un nouveau plan d’économie et de régression, après l’échec prévisible e celui de 2004 » selon le comité de défense de l’hôpital.
 
Ils demandent une aide exceptionnelle de l’ARH, beaucoup plus importante que les 8 millions d’euros alloués sur trois ans et une augmentation du budget 2008, jugé insuffisant. « Chaque mois, les salaires et les charges les plus urgentes sont payées à crédit : cela coûte 1 million d’euros par an, gaspillés par insuffisance du budget » assure le comité de défense de l’hôpital qui réclame aussi une étude sérieuse des besoins de santé de la population du secteur pour une meilleure restructuration des services.
 
Depuis avril 2007, 137 postes ont déjà été supprimés à l’hôpital, une trentaine le sera prochainement. 12 postes de médecins serait également concernés. Une situation qui a déjà conduit la fermeture du service de neurologie notamment.
 
Avec cette manifestation, le comité de défense dénonce une politique de santé marchande qui pousse les activités rentables vers le secteur privé alors que le déficit d’exploitation de l’hôpital d’Argenteuil atteignait 35 millions d’euros fin 2007.
 
Deux rassemblements sont prévus : l’un à 9h30 devant la mairie de Bezons, l’autre à 10 heures devant l’hôpital d’Argenteuil. Ensuite, un cortège partira en direction de la sous-préfecture.
 
 
Adrien Hilpert