Le Figaro a publié aujourd’hui son « palmarès de la violence » pour l’année 2007. Sur les 50 circonscriptions de police de France les plus exposées aux agressions, 37 se trouvent en Ile-de-France. Dans le Val d’Oise, quasiment toutes les circonscriptions de police sont au-dessus de la moyenne nationale excepté celles de Taverny et d’Herblay.  
 
 Dans son édition de mardi, Le Figaro fait le bilan des violences dans les quelques 400 agglomérations de 20 000 habitants et plus. Après son classement des commissariats (lire l’article), le quotidien publie son palmarès de la violence, s’appuyant sur les « chiffres incontestables de la PJ ».
 
Si la Seine-Saint-Denis truste les sept premières places du classement des villes les plus violentes, le Val-d’Oise suit de près son voisin. « Sans surprise » précise Le Figaro. On retrouve ainsi Garges-lès-Gonesse en 10ème position de ce palmarès, suivi de Sarcelles 14ème. Le quotidien relève par ailleurs qu’à Sarcelles, la circonscription de Villiers-le-Bel, « les coups et blessures volontaires représentent plus de 70 % des actes de violence » en 2007.
 
Avec ce classement, l’est du département apparaît particulièrement sinistré. Ainsi les circonscriptions de Garges-lès-Gonesse et de Sarcelles, avec respectivement 14,27 et 12,76 faits de violence pour 1 000 habitants, sont loin devant les autres du Val d’Oise, qui se situent entre 9,87 (Cergy-Pontoise) et 5,82 (Herblay). La moyenne nationale est de 5,93 faits de violence pour 1 000 habitants.
 
Mais ce classement reste lacunaire. Les chiffres de la Police Judiciaire ne concernent que des faits suivis d’un dépôt de plainte. Les sondages réalisés auprès des victimes révèlent qu’un tiers de celles qui ont subi des violences ne le signalent pas aux autorités. Autre constat inquiétant, le sociologue Sebastian Roché, interrogé par Le Figaro estime qu’« en devenant de plus en plus violente, la délinquance devient de plus en plus invisible à la statistique policière. »
 
Retrouvez le classement du Val d’Oise ici et celui national établi par Le Figaro
 
Adrien Hilpert