25 communes du Val d’Oise étaient concernées par les objectifs de construction de logements sociaux qui leur avaient été fixés pour 2005-2007 dans le cadre de la loi SRU. Seules 14 communes ont respecté ces objectifs soit 56%, un taux inférieur à la moyenne régionale qui est de 67%. Au total, 2198 logements sociaux ont été construits par ces communes sur 1180 demandés.
 
 L’objectif de la loi SRU (Solidarité et Renouvellement Urbain) est d’amener à 20 % de logements sociaux d’ici à 2020 toutes les villes actuellement en dessous de ce taux. Le conseil régional propose de ramener à 2011 l’objectif de 20%.
 
Les constats de carence publiés par la préfecture d’Ile-de-France montre d’énormes disparités entre les communes concernées par la loi SRU. Dans le Val d’Oise, certaines communes ont largement dépassé les objectifs fixés. Au rang des bons élèves : Taverny. La commune devait construire 7 logements sociaux, elle en a livré 150. A l’inverse, les villes de Frépillon et de Montlignon n’en ont construit aucun alors que les objectifs fixés étaient respectivement de 47 et 32 logements. Ces communes devront donc s’acquitter d’une pénalité majorée à 100%.
 
Certaines villes devraient bénéficier de circonstances atténuantes et donc d’une minoration de pénalité. C’est le cas à La Frette-sur-Seine où on constate une « extrême rareté des terrains constructibles ». D’autres maires réclament plus de souplesse à la loi. Interrogé par le quotidien 20 Minutes, le maire d’Enghien, Philippe Sueur (DVD, avance qu’il devrait « raser 18 hectares » sur les 173 de sa commune pour se conformer à la loi. Enghien-les-Bains n’a atteint que 31% de l’objectif fixé et devra donc s’acquitter d’une pénalité. « C’est la facilité pour la préfecture » dénonce Philippe Sueur dans ce même quotidien.
 
Retrouvez ici les chiffres du Val d’Oise, commune par commune
 
Adrien Hilpert