François Pupponi, député maire de Sarcelles et conseiller général du Val d’Oise, doit se séparer d’un de ses mandats. Après avoir laissé planer le doute, le socialiste a révélé au Parisien l’abandon de son poste de conseiller général. L’élection cantonale devrait avoir lieu à l’automne.
 
 Depuis le rejet du recours de son adversaire à l’élection municipale, le socialiste avait laissé planer le doute sur le mandat qui allait remettre en jeu. Frappé par le cumul des fonctions d’élu, François Pupponi avait, à la surprise générale, envisagé d’abandonner son poste de maire de Sarcelles lors du dernier conseil municipal. Finalement il n’en sera rien. Alors qu’il devait rendre sa décision définitive fin juillet, il révèle ce matin dans les colonnes du Parisien ce que tout le monde pensait déjà. Le disciple de Dominique Strauss-Kahn va quitter sa fonction de conseiller général à la fin du mois.
 
« Un non événement »
 
Interrogé par le quotidien francilien, les opposants à François Pupponi s’amusent de cette décision annoncée depuis des mois. Rachid Adda, leader MRC dans l’opposition municipale parle d’un « non-événement ». Pour lui, « c’était du bluff, tout le monde s’en doutait depuis le début. » Enfin, les candidats déclarés pour succéder au poste de conseiller général sont légions. A gauche, on en dénombre déjà 4: Rachid Adda pour le MRC, Nathalie Bellity, Luis Darte, Pierrick Chatellier pour le PS. Le secrétaire de la section socialiste lançait même au quotidien que d’autres candidatures sont à l’étude. Candidat malheureux lors des municipales en mars, l’UMP Patrick Toulmet ne s’est pas encore prononcé sur ce sujet.
 
Bien que le canton de Sarcelles Nord Est soit un bastion de gauche, François Pupponi avait été élu dès le premier tour en 2004, il sera l’objet d’une attention toute particulière. La majorité du Conseil général du Val d’Oise se jouant à un siège, le basculement de ce canton aurait des conséquences pour tout le département.
 

Adrien Hilpert