En 2007, 47 573 faits de violences conjugales sur les femmes ont été enregistrés par la polie et la gendarmerie, soit une augmentation de 31% par rapport à 2004. L’étude de l’Observatoire national de la délinquance (OND) publiée aujourd’hui révèle que la banlieue au nord de Paris est particulièrement touchée.
 
Le Val d’Oise complète le sinistre podium des départements les plus touchés par les violences conjugales sur les femme majeures. Avec 30,9 faits de violences enregistrés pour 10 000 femmes majeures, la Val d’Oise arrive derrière la Seine-Saint-Denis (50,1) et la Guyane (49,1). La moyenne nationale est de 18,7 pour dix mille.
 
Mais ces chiffres peuvent être interprétés de plusieurs manières car ils révèlent le nombre de plaintes déposées et non la fréquence des violences faites aux femmes. L’observatoire l’indique dans son rapport. « Interpréter ces données comme si elles établissaient une hiérarchie départementale de la fréquence des violences sur femmes par conjoint serait un contresens, car, en cette matière, une politique active d’accueil et d’information des victimes permet d’augmenter le nombre de plaintes. À lui seul, cet indicateur ne permet pas de savoir si ce sont les violences subies qui augmentent ou leur révélation sous forme de plaintes » précise-t-il.
 
L’OND estime à 226 000 faits de violence en 2007
 
L’augmentation de 31% des faits de violence conjugale par rapport à 2004 ne s’explique pas forcément par une hausse du phénomène. Le nombre croissant de plaintes déposées est également dû aux campagnes publiques et à l’évolution de la législation qui a durci la répression des faits de violence conjugale et étendu leur définition.
 
Cependant les 47 573 faits enregistrés par la police et la gendarmerie ne représenteraient que 21% du nombre véritable de ces violences conjugales selon une estimation de l’OND. En tout, l’observatoire estime à environ 226 000 le nombre de faits de violence en France pour 2007.
 

Adrien Hilpert