La dernière étude de l’Insee tombe à un moment où l’actualité est focalisée sur le pouvoir d’achat des Français. Conclusion : les Franciliens sont les moins bien lotis.

Ce n’est pas une surprise, les prix à la consommation sont plus élevés en région parisienne. Seulement, la nouveauté c’est que l’on en connaît l’ampleur : ils sont 13% plus élevés qu’en région. Et c’est le logement qui trinque ! Le poste "logement, eau, gaz et électricité" est de 36,3% supérieur à celui des provinciaux. Et il atteint même 47% pour les loyers.

A la hausse aussi les dépenses de santé, le surcoût supporté en Île-de-France est de 14%. L’écart est quasiment nul sur les médicaments, mais il est très important sur les services (+ 27%), principalement sur les honoraires des médecins, dont les dépassements sont plus fréquents.

Montré du doigt encore l’accès aux loisirs culturels et sportifs ( 11% plus élevés), l’éducation (12,7%), l’habillement (+9.1% pour les vêtements et +11.6% pour les chaussures), les produits alimentaires (+5.7%), le transport individuel ou collectif (5.5%) et l’ameublement (1.1%).

Les salaires sont en moyenne plus élevés en Ile-de-France : entre 30% et 40%. Et à «poste équivalent entre la région parisienne et la province», cet écart est du «même ordre de grandeur», conclut l’Insee, que le surcoût des dépenses : 13%. Mais pour une personne aux revenus modestes, vivre en Ile-de-France coûte très cher.