Touchant principalement les hommes, la spondylarthrite ankylosante (SA) est le 2ème rhumatisme inflammatoire chronique après la polyarthrite rhumatoïde. En France, on estime à 300000 le nombre de personnes concernées. Le service de rhumatologie du Professeur Edouard Pertuiset va suivre pendant 10 ans des patients.

Chaque personne souffrant de douleurs inflammatoires récentes localisées au niveau du milieu ou du bas du dos est invitée à en parler à son médecin traitant et/ou à son rhumatologue car celles-ci peuvent ne pas être banales mais correspondre à une SA. A leur tour, ces professionnels de santé peuvent se rapprocher des services de rhumatologie de l’hôpital de Pontoise.

L’étude d’envergure, qui va être menée dans 11 hopitaux dont celui de Pontoise, est réalisée en partenariat par l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, la Société Française de Rhumatologie et l’Inserm, avec le soutien institutionnel des laboratoires Wyeth.

Selon le Professeur Maxime Dougados (Hôpital Cochin), principal coordinateur de l’étude, plusieurs raisons justifient la mise en place d’une telle étude :

–    Un nombre considérable de patients souffrant de spondylarthrite ankylosante (SA) n’est pas diagnostiqué au cours des premières années d’évolution de la maladie en raison du caractère insidieux des symptômes. On estime à 8 ans le retard de diagnostic.
–    Aujourd’hui, on ne sait pas reconnaître à un stade précoce les personnes qui auront une maladie sévère.
–    L’impact socio-professionnel et les mécanismes physio-pathologiques de la SA sont mal connus.

Le projet est porté par DESIR (DEvenir des Spondylarthropathies Indifférenciées Récentes) qui a pour but de mieux comprendre la physiopathologie des rachialgies (douleurs situées au niveau de la colonne vertébrale) et d’analyser leurs conséquences sur les patients.

Les 3 objectifs principaux sont d’étudier l’histoire naturelle des rachialgies inflammatoires récentes, d’identifier les facteurs prédictifs de développement et de progression de la maladie et de mieux mesurer les impacts humains et économiques.

Qui peut être inclus dans l’étude DESIR ?
Tous les hommes ou les femmes entre 18 et 50 ans, souffrant de rachialgie inflammatoire récente (douleur localisée au rachis lombaire ou dorsal ou fessalgie, répondant aux critères de Calin et/ou de Berlin, durée des symptômes inférieure à 3 ans, symptomatologie susceptible, d’après le médecin, d’être en rapport avec une spondylarthropathie), peuvent contribuer à une meilleure connaissance de ces maladies.