Après plusieurs mois de travaux, l’île des cygnes présente son nouveau visage. Un look plus que jamais écolo. De l’école municipale de voile à la Société  nautique d’Enghien, l’île des cygnes s’apprête à accueillir de  nombreux Enghiennois pour la pratique de la voile dans un cadre végétal reposant.

 Le bâtiment s’inscrit dans une démarche Haute qualité Environnementale (HQE) avec sa toiture équipée de panneaux solaires pour la production d’eau chaude, son bois non traité utilisé pour le bardage des bâtiments ou encore l’utilisation de l’exposition naturelle de l’île pour ventiler le bâtiment accueillant l’école de voile.

D’un point de vue architectural, les façades ont fait l’objet d’un traitement particulièrement soigné. Les deux bâtiments sont recouverts d’un bardage en bois pour une parfaite harmonie architecturale ainsi qu’une intégration réussie dans cet îlot de verdure qu’est l’Ile des Cygnes. Les pontons flottants et les allées de circulation entre les deux bâtiments ont été traités de la même manière.

L’aménagement des berges extérieures a été mené en parallèle.  Il s’agissait de les conforter et d’aménager une belle allée de circulation pour rallier les différents accès des deux bâtiments. Car l’île est fragile.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’Ile des Cygnes n’est pas une formation naturelle sur le lac d’Enghien. C’est une île purement artificielle qui a vu le jour dans les années 1800/1850.

L’éc
ole municipale de voile s’ouvre au modélisme
 Elle accueille de nouveaux locaux pour les scolaires et extra-scolaires en s’ouvrant davantage à d’autres publics. Elle dispose désormais d’une salle des maquettes où les élèves s’entraînent à la construction de maquettes de bateaux (modélisme). La salle communale accueillera certaines fêtes et cérémonies, des réunions sportives ou des groupes multisports. C’est ainsi une  véritable salle polyvalente qui dispose d’une des plus belles vues sur le lac et sa jetée.


Le caractère végétal de l’île est préservé
Jardins paysagers, bambouseraies, plantations denses, vivaces viennent apporter une touche finale à cet aménagement. Cette barrière végétale a une double vocation : d’abord écologique, pour que les canards, cygnes et poules d’eau puissent continuer à venir se nicher sur cette île qui porte bien son nom, dans un espace bien clos et protégé ; ensuite purement pratique, pour que les activités nautiques soient abritées du vent.

Une mise en lumière par Yann Kersalé
A la tombée de la nuit, l’Île des Cygnes revêt sa “peau de lumière” concue par l’artiste Yann Kersalé, connu au niveau international pour ses mises en lumière d’édifices prestigieux comme le musée du quai Branly. Il utilise la lumière comme une simple matière pour recréer et habiller l’île, révélant ainsi son architecture mais aussi son partimoine végétal de la plus belle des  manières, avec un jeu de lumières blanches et vertes. Une perception inédite de la nuit qui n’oppose pas son obscurité aux lumières mais au contraire les marrie et les fusionne…