Au deuxième trimestre 2008, le département a connu une forte chute du nombre de transaction : -22,4% pour les appartements anciens, -11,98% pour les neufs et -16,9% pour les maisons anciennes -55,6% pour les neuves. Les chiffres publiés hier par la chambre des notaires de Paris révèlent un véritable tarissement de l’activité immobilière dans le Val d’Oise que la crise financière pourrait accélérer. Cette baisse d’activité s’accompagne d’un recul du prix de vente de l’ordre de 1%.

 Depuis le début de l’année 2008, les prix de l’immobilier dans le Val d’Oise baissent doucement mais sûrement. Après avoir reculé de 1,1% pour les appartements anciens et de 0,8% pour les maisons au premier trimestre 2008, les prix de l’ancien continuent leur descente au deuxième trimestre: -0,9% pour les appartements et les maisons. Ces chiffres devraient se confirmer pour la fin de l’année 2008, l’activité immobilière ne cessant de baisser depuis le début de l’année.

Cette baisse d’activité générale en Ile-de-France et parfois vertigineuse pour le Val d’Oise (-55,6% pour les maisons neuves) entraîne un changement du rapport de force entre les vendeurs et les acquéreurs.  « L’affaiblissement des capacités financières des acquéreurs qui, après avoir encaissé ces dix dernières années des augmentations régulières de prix, sont aujourd’hui confrontés à une hausse des taux d’intérêt pesant sur le montant des mensualités de remboursement. Quand toutefois ces mêmes ménages ne se heurtent pas, comme c’est hélas de plus en plus souvent le cas, à des refus des banques d’accorder des prêts immobiliers ou des crédits relais, contribuant ainsi à tarir l’activité immobilière » précise la chambre de notaire de Paris. Cette dernière se veut néanmoins rassurante. « Il n’y a pas en France de crise immobilière comme au début de la décennie 90, mais une crise du système financier née des subprimes » indique-t-elle dans son dernier rapport.

L’agglomération de Cergy-Pontoise particulièrement touchée

La baisse des prix n’est cependant pas égale et varie fortement en fonction des villes. Certaines continuent de voir les montants grimper tandis que d’autres connaissent des chutes impressionnantes. Le prix des  appartements anciens poursuit sa croissance à Montmorency (+2,8%), stagne à Eaubonne et décroit à Franconville (-0,7%), Argenteuil (-1,4%), Sarcelles (-2,5%), Cergy (-2,6%) et surtout Pontoise (-4,6%). La différence entre les territoires du Val d’Oise est encore plus significative pour le marché des maisons anciennes. Les prix à Argenteuil (+1,8%) et Deuil-la-Barre (0%) se maintiennent tandis qu’ils chutent fortement à Goussainville (-4,8%) et Cergy (-8,2%).

Adrien Hilpert